mardi 22 avril 2014

#Gueststar Michel et Yann « Phare : The Cambodian Circus »

Le cirque cambodgien est un projet de l’association Phare Ponleu Selpak, « la lumière des arts » ONG fondée il y a 20 ans par huit jeunes artistes cambodgiens, anciens réfugiés de la province de Battambang. Ensemble, ils aident à lancer les carrières d’artistes locaux dans le but de revitaliser la scène artistique du pays, et de contribuer au développement de programmes artistiques, éducatifs et sociaux.

On nous conseille d’y aller, alors ok, faisons une bonne action, allons voir le cirque, cela aidera une association locale… Enfin ça, c’est ce que nous pensions avant de mettre les pieds sous le chapiteau.

Très rapidement, nous sommes plongés dans l’histoire, très locale, d’un « boiteux » qui se fait rejeter par le reste de la communauté. Cela est prétexte pour nous montrer les talents individuels et collectifs de la quinzaine de jeunes qui forme la troupe. Chacun a également sa spécialité, du jongleur à la dextérité telle que nous pouvons à peine compter les balles qui jaillissent, du diabolo si agile qu’il semble vivre sa propre vie, et surtout des danseurs(seuses) à la souplesse et à la force prodigieuses… Le tout est accompagné d’une musique entrainante, avec pourtant que deux musiciens, qui ne semblent jamais reprendre leur souffle.





Nous pouvons vous affirmer que c’est dynamique, drôle, traditionnel et moderne à la fois, bref, c’est du bonheur ! Il est bien difficile de se rendre compte de cela par écrit, mais nous vous avons trouvé une petite vidéo !
https://www.youtube.com/watch?v=ymDa11HjdOg

L’heure de spectacle passe bien vite, tous les spectateurs se lèvent pour applaudir à tout rompre, le public est conquis ! Clémence descend sur la piste le temps d’une photo….


Si nous recroisons leur chemin, peut-être en Europe, il est certain que nous reprendrons nos places, mais pas seulement pour la bonne action…

Nous rentrons enchantés dans notre petite guesthouse  « Rega Le Toit ».  C’est la vie de famille, le patron est français, sa femme cambodgienne, et leurs  4 enfants ont rapidement adopté Valérie et Clémence….

Depuis Bali, nous nous sommes habitués notre « antimoustique vivant » dans les chambres : le gecko,  qui l’inconvénient est d’être un peu bruyant le soir. Dans le jardin tropical, nous finissons la soirée avec les beignets à l’ananas et  à la banane, avec le petit rhum arrangé de Jean Baptiste….


Juste avant de quitter Siem Reap, Clem montre son poignet, toujours rouge et maintenant suintant et boursouflé à Jean-Baptiste, le diagnostic est sans appels pour les 3 résidents locaux présents, punaise de bois. Probablement le fruit d’une nuit partagée avec ces insectes à notre insu! Remède Alcool à 90 et bétadine. Vu l’état de la morsure, il est possible qu’une jolie cicatrice soit ramenée en souvenir de Bali !





lundi 21 avril 2014

#Gueststar Alain : Racontez-nous des salades

Le redémarrage du Cambodge s'appuie sur de très nombreuses ONG (et, sans doute, quelques ONG s'appuient-elles sur le Cambodge....!)


Philippe, ancien négociant en pommes de terre, anime "Les jardins du Mékong" dont la vocation est de faire produire, à l'attention des restaurants de Phnom Penh et des expats, des salades bio (scarole, batavia, feuille de chêne) par les cultivateurs des villages isolés de la rive Est du Mékong. "Jeunes pousses" contribue quant à elle au développement de ces villages en installant des petites stations de traitement d'eau, gérées par les villageois eux-même, en supportant des dispositifs de micro-crédit et en soutenant les écoles....



Face à la "riche" Phnom Penh sur la rive Ouest, les villages de la rive Est du Mékong -large ici d'un bon kilomètre- présentent une image du Cambodge "profond" où la vie se déroule sereinement, du moins à un rythme bien différent de celui de la capitale ...

C'est ce que Philippe nous fait découvrir durant une bonne après-midi : riz, lotus, kapok, poisson, quelques bovins, pour une agriculture essentiellement vivrière, l'argent liquide circulant peu, et surtout dans les nombreuses échoppes "multi-services".

Avec Philippe, nous suivons l'exploitation du lotus  : fleurs, fruits, tiges et racines, tout est bon, comme dans le cochon....la fleur est ornementale et -surtout- votive, la corolle une fois séchée donne des graines comestibles du genre de la cacahuète, les racines se mangent et la tige, séchée et découpée sur la longueur permet de tisser les nattes.

La fameuse plantation de salades nous laisse -sans jeu de mots- un peu sur notre faim. Si l'intention est louable, la pertinence économique n'est pas au rendez-vous et les Jardins du Mékong vont cesser leur activité ou plutôt Philippe va-t-il en laisser l'exploitation aux mains des khmers qui tenteront de continuer.... 



Cruelle illustration de ce que peut être l'action d'une ONG dans laquelle a été mis passion, générosité et utopie, mais -sans doute- trop peu de réalisme.





#Gueststar Michel et Yann : Malédiction sur le lycée français de Phnom Penh et visite du Palais Royal

Peut-on profiter du meilleur d’un pays en ignorant son pire ? Une dizaine de dirigeants Khmers Rouges ont inventé une monstrueuse organisation : l’Angkar, dirigée par Pol Pot (grand admirateur de Staline et d’Hitler).

Le génocide du peuple Khmers par ses propres dirigeants sera en proportion plus important que celui des nazis,  ce sera de plus un autogénocide ! Un quart de la population cambodgienne périra – par divers moyens, exécutions, sous-alimentation, maladies, travaux forcés-, i.e. près de 2 000 000 (oui, deux millions) de personnes - pour une population totale de huit millions. Toute la population sera visée : ouvriers, cadres, enseignants, intellectuels, diplomates, femmes et enfants, et même des Khmers Rouges ! Pour l’anecdote, étaient considérés comme intellectuels tous ceux qui parlaient une langue étrangère, ainsi que ceux qui portaient des lunettes, ce qui était considéré comme un signe d’intelligence.

Ainsi, l’ancien lycée français de Phnom Penh, à l’angle des rues 113 et 350, est devenu de 1975 à 1979 la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Plus de 15 000 personnes y ont été torturées. Seuls 7 prisonniers et 4 enfants auront échappés au sort qui leur était promis, à l’arrivée des Vietnamiens libérateurs. Ces derniers filmeront leur entrée dans le camp. Le film qui nous sera diffusé reprend ces images, avec les corps agonisants des prisonniers qui n’auront pas pu être déplacés avant la fuite de leurs tortionnaires..

Source: http://www.epphoto.fr/category/reportages/cambodge/
Baptisé « camp S21 » par les hommes de Pol Pot, ce dernier n’avait rien à envier aux camps nazis. Il fallait à tout prix que les torturés avouent afin qu’ils puissent être achevés dans le camp d’extermination de Choeung Ek (si ce n’était pas déjà fait). Les gardiens avaient entre 10 et 15 ans ! Le tortionnaire en chef (alias Duch) du S21, ex-professeur de mathématiques, a été reconnu coupable de crime contre l’humanité.

Avec Yann, nous visitons les anciennes salles de classe : certaines ont été transformées en salle d’exposition photos où l’on voit les portraits des anciens prisonniers, d’autres salles sont réservées à décrire les tortures, les gardiens, les dirigeants Khmers Rouges, à exposer des crânes déterrés des fosses. Certaines salles sont restées à l’état de geôles, de 0,8 sur 2m.

La période des Khmers Rouges passe relativement inaperçue dans les livres d’histoires et la mémoire collective, bien qu’elle impacte toujours le Cambodge, avec des familles détruites, traumatisées, ruinées, et blessées (notamment par les mines anti-personnel qui jonchent toujours une partie du pays..).

L’excellent livre de Loung Ung, (D’abord, ils ont tué mon père, éditions Plon) petite fille cambodgienne pendant ces 4 années de cauchemar, dresse un portrait intéressant, et est en quelque sorte le pendant local du livre d’Anne Franck.

Nous terminons notre journée par un tour dans la capitale, et visitons le Palais Royal. L’architecture Khmer avec ses toits et ses dorures nous interpelle. Pourtant, à l’intérieur, les bâtiments sont fermés à la visite, il faut les apercevoir par les fenêtres, et la décoration intérieure est bien décevante : le ramage est bien loin du plumage (sommes-nous les « plumés » ?). Dans la pagode, où 5000 dalles d’argent recouvrent le sol, une épaisse moquette rouge cache la beauté du lieu, à peine 3 m² restent visibles… Le bouddha d’émeraude (en fait en jade) est remplacé par sa copie en cristal (vous suivez ?), trône à 4 mètres du sol où l’on ne peut que l’apercevoir. Le bouddha de 90 kg d’or, grandeur nature, aux 2086 diamants incrustés, ne peut également qu’être aperçu, et l’on est surpris du peu de sécurité qui l’entoure... Allez plutôt visiter le Palais Royal de Thailande à Bangkok, bien plus impressionnant !



#NoteSurLaLangueKhmère :

La langue officielle du Cambodge est le khmer, grammaticalement simple : il n’existe ni conjugaisons, ni genres, ni articles,… Pour exprimer une action passée ou future il suffit d’ajouter des adverbes (hier, demain,…). Par contre, l’écriture est indéchiffrable, l’alphabet composé d’élégantes volutes issues du sanscrit. Heureusement il y a beaucoup de  traductions en français et anglais. Attention cependant aux faux amis, par exemple : « asseyez-vous » se dit  « en kouille ».  J’ai été étonné d’apprendre  que tous les textes  administratifs sont traduits en Français, et que le mot « oui »  se dit « baat » par les hommes et  « chaah » par les femmes !




Découverte de Phnom Penh, Découverte de PSE – Pour un Sourire d’Enfant



Au réveil, après une rapide tentative de fitness avortée à cause de la chaleur, nous nous mettons en route vers notre destination du jour : l'association PSE, Pour un Sourire d'Enfant.

#PSE-Quoicestdonc?
Depuis le début de notre blog c'est la première fois que nous vous faisons part d'un message associatif/humanitaire, mais nous avons tellement été positivement surpris par cette association que nous souhaitons y consacrer un article. Mais laissons les premiers mots aux fondateurs (qui ont démarré le projet à 60 ans !) :

"PSE a débuté ce jour de 1995 où nous avons vu des enfants manger dans les ordures de la décharge de Stung Meanchey à Phnom-Penh au Cambodge. C'était à hurler ! Il n'était pas possible, après avoir vu cela, de continuer à vivre normalement. Il fallait faire quelque chose !
Cela a commencé par des repas directement sur la décharge et puis, comprenant que la situation nous dépassait et dépassait nos moyens, nous sommes rentrés en France pour alerter nos familles, nos amis, nos connaissances, leur dire ce que nous avions vu. Grâce à la mobilisation de tous, nous avons pu, à notre retour au Cambodge, mettre en route "Pour un Sourire d'Enfant"."  Christian et Marie-France des Pallières

Depuis lors, jour après jour, pierre après pierre, ils ont réussi à en faire une école, avec 3000 étudiants intégrés dans la société. 6500 sont maintenant scolarisés ou en formation, de la classe de rattrapage de primaire aux études supérieures en commerce, hôtellerie, en passant par les formations de mécaniciens, masseurs, coiffeurs, etc.


L'association sera d'ailleurs notre hébergement pour la nuit, puisque le mini-hôtel qu'elle a construit permet la formation des jeunes en apprentissage - et de générer ses propres revenus. Nous y aurons l'un des meilleurs services hôtelier depuis le début de notre voyage ! Nous reconnaitrons d’ailleurs facilement les élèves qui en sont sortis, tout au long de notre route au Cambodge, jusqu’au dernier soir à Sihanoukville…

Nous sommes éblouis par la volonté et le courage de ces jeunes adultes, qui ont souffert d'une enfance qui n'en a que le nom, lorsqu'ils devaient trouver de quoi recycler et se nourrir parmi les ordures, sans se blesser ni se faire écraser par les bulldozers de la charge.

Ils sont maintenant dynamiques (adjectif souvent utilisé en France pour des jeunes cadres trentenaires, mais avec une autre dimension ici…), et  avec une volonté d'acier pour s'en sortir.

L'association a fait une vidéo époustouflante pour illustrer son histoire, à voir sur :

Si vous avez toujours voulu donner à une association sérieuse (PSE a reçu le prix des Droits de l'Homme), mais sans savoir comment vous y prendre, vous pouvez y aller les yeux fermés (mais les ouvrir vous épatera certainement, profitez-en pour lire le livre de France de Lagarde, Pour Un Sourire d'Enfant, éditions Récit, Nouvelle Cité).

Nous aurons l'occasion de faire un tour de l'école, visiter les cuisines impeccables, voir le garage, le salon de coiffure et de massage, les bâtiments qui hébergent une partie des enfants scolarisés, et surtout voir le lever du drapeau, où tous le élèves –en uniformes s’il vous plaît– se retrouvent pour chanter l'hymne de leur pays, en terminant par le mot "paix".
Pour information, le coût mensuel d'un enfant est de 47€. Pour une donation équivalente (mais qui peut être inférieure), cela correspond à un coût réel de 16€ après impôt pour les donateurs. Nous ne chercherons pas à vous convaincre à tout prix. Il s’agit d’une noble cause, et d’une incroyable réalisation jusqu’à présent… Pourvu que cela continue ! Si vous le souhaitez, nous serons heureux de vous mettre en contact, ou bien allez directement sur http://pse.asso.fr/



Plus qu’une association, c’est tout un pays qui se relève, alors que les stigmates du génocide (il y a à peine 40 ans !) sont encore tellement présentes…



dimanche 20 avril 2014

De Bali à Phnom Penh

Premier vol à 6h du matin destination Singapour. Alain se fait arrêter aux contrôles d'immigration, nous ne saurons jamais pourquoi, certainement un contrôle aléatoire. Même si nous sommes sûrs que tout est en règle nous ne faisons pas bien les malins, nous connaissons la réputation des Singapouriens!

Clem découvre une rougeur sur l'intérieur de son poignet gauche, comme une brûlure, associée à une gêne. Nous jouons tous au docteur House, de l'allergie au zona, les pronostics vont bon train. C’est le jeu de la matinée.

Nous avons le temps entre nos deux avions, tellement de temps que nous nous laissons tenter par un cheesecake au Starbucks qui se trouve à l'autre bout du terminal... Et quand nous voyons le "last call" s'afficher nous devons courir pour attraper notre vol, il est bien grand cet aéroport! On aura donc tout vu, même Valérie se dépêcher pour monter dans un avion, d'ici peu on la verra remplacer le pilote.

Nous arrivons à Phnom Penh, sous une douce chaleur. Notre première mission est de faire les visas, nous remplissons les papiers, donnons notre passeport avec une photo, puis faisons la queue au guichet du paiement. Nous ne comprenons pas bien comment cela fonctionne, vu l'attroupement difforme devant le guichet. Puis nous entendons les officiers de l'immigration cambodgienne crier des choses que nous ne distinguons assez mal. Puis soudain, tout s'éclaire, ils énoncent les noms des touristes quand les passeports et visas sont prêts! Il faut ouvrir bien grands les oreilles et essayer de deviner la prononciation de nos noms en Khmer! Ça y est nous récupérons nos biens et partons à l'assaut de la ville. Nous marchons quelques pas afin de trouver un tuk-tuk pour nous amener à l'hôtel. Les 30 minutes de trajet nous plongent rapidement dans l'animation de Phnom Penh. Ça grouille de partout et ça conduit dans tous les sens. Nous arrivons sains et saufs à l'hôtel, où nous prenons nos quartiers pour cette première nuit ! La fin de journée sera consacrée à la détente, nous avons eu assez d’aventures et de trajets pour la journée.




#KezakoTuktuk : moyen de locomotion le plus répandu au Cambodge, c’est une carriole tractée par une moto généralement de 125cm3, pouvant contenir 4 touristes ou 10 cambodgiens. Chauffeurs surentrainés pour les 24h du Mans, vitesse de pointe de 40km/h (en descente et à vide...), climatisation par l’absence de portière. L’inventivité des Khmers n’a pas de limite, vous pouvez donc voir dans la circulation un tuk-tuk déménageur (jusqu’à quatre lits), un tuk-tuk marchand de glace ou encore un tuk-tuk restaurant, etc…







samedi 19 avril 2014

#TaMèreEnSlipDeBainSurUnScooter

Pendant que certains sont partis faire de la plongée, d'autres décident de découvrir l'île...  A pieds, bateau ou scooter, tout est possible. Mais voilà, l'île n'est pas si petite, et il fait chaud... Les balinais montent à 3 sur une moto mais nous ne le sentons pas trop, Clem n'a jamais conduit un scooter et ne compte pas le faire maintenant, les possibilités se réduisent sensiblement. Et là, contre toute attente, Valérie monte sur un scooter et revit ses années lycées sur sa mob'. Et c'est parti pour la découverte des plages de Nusa Lembongan. Nous arrivons sur Mushroom Beach, réputée pour être la plus belle de l'île. Malheureusement la marée est haute, et les bateaux déversant les touristes accostent à deux pas de nous. Pas une grande réussite. Nous essayons quand même de bouquiner sur notre serviette, ça sera finalement un bain avec notre serviette. On vous dit qu'il y a des vagues par ici !




Nous repartons en maillot de bain et serviette mouillée autour du cou. (Toutes les règles vestimentaires obligatoires pour la moto n'ont absolument pas été respectée dans cet article, à surtout ne pas reproduire chez vous!). La suite de nos aventures nous conduit à Dream Beach. L'accès à la plage se fait soit par un hôtel, soit par un chantier. Nous choisissons forcément le passage compliqué et arrivons sur la plage après avoir enjambé des échafaudages. Une nouvelle vague surprend Clem avant même d'avoir posé les affaires. L'eau est bonne mais assez agitée, on se sent un peu à Biscarrosse (« Biscaa ! »), avec l'eau à 15 degrés de plus. Il est temps de retrouver nos montures et d'aller à la rencontre de nos plongeurs du jour. L'expérience n'est pas la même pour tous, les filles ont adorés, les papas n'ont qu'une idée :aller se reposer...

Le lendemain, c'est à notre tour de découvrir les fonds marins. Nous partons avec Rico, seuls sur le bateau. Nous n'avons jamais vu de raies manta et nous espérons bien qu'elles nous feront honneur aujourd'hui! Le trajet en bateau n'est pas vraiment calme, et nous sommes bien contents de sauter à l'eau. On est mieux au fond qu'à faire le bouchon à la surface. Belle plongée, une seule raie nous fera un petit coucou en passant au-dessus de nous. Un bon 2,50 mètres de large. C'est impressionnant. Nous suivons les traces des filles et profitons d'une seconde plongée à Cristal Bay. Les fonds sont magnifiques, riches en faune et en couleurs. Notre première plongée du voyage est une réussite... On espère que les autres seront pareilles !


Notre parenthèse enchantée sur Nusa Lembongan touche à sa fin. Nous reprenons le bateau pour retrouver sur Bali. Quelques gouttes nous accueillent à l'arrivée. Nous nous mettons à l'abri le temps d'attendre notre chauffeur. Nous qui n'avions pas eu de pluie depuis le début, nous faisons connaissance avec la pluie tropicale. Une demi-heure de déluge, heureusement que nous sommes sous un bout de toit.





Nous passons notre dernière nuit tous ensemble à Sanur, nous fêtons ça avec un très bon restaurant. Nous ne tardons pas à rejoindre nos pénates. Valérie, Alain, Michel, Clem et Yann doivent se lever aux aurores pour poursuivre leurs aventures au Cambodge.

Il est déjà temps des adieux, à dans 4 mois et demi les filles!

#Gueststar Blandine : Arrivée et Plongée à Nusa Lembongan

Après quelques jours à Bali, nous mettons le cap sur Nusa Lembongan, une petite île, (quand je dis petite c'est petite, la moitié de l'ile de Groix) à une demi-heure de bateau de Bali, relativement préservée du tourisme. Objectif : buller...Et des bull, nous en avons fait, et pas qu'un peu !



Un petit tour pour voir ce que l'on nous proposait et deux heures après, Clémence, Perrine et Blandine se jetaient à l'eau pour un cours de plongée en piscine! (Clem révisait le langage des signes et autres subtilités de la plongée, tandis que Perrine et Blandine découvraient le monde subaquatique dans une piscine de 4m sur 4 et d'1m60 de profondeur... Perrine qui baragouine la langue des signes vous dira que ce n'est pas tout à fait ça!

Donc voilà les trois grâces ou plutôt les trois sirènes en promenade avec gilet, masque, ceinture de plomb et palmes (pas encore aux pieds) jusqu'à la piscine d'un hôtel proche (beaucoup moins, d’un coup, avec les poids) pour la première immersion. Finalement elle fut double, noyées par au-dessus et par en-dessous... L'orage ayant finalement éclaté! Avec Rico, notre "instructeur" (oui, je mets des guillemets, la pédagogie n'est pas donnée à tout le monde, eh!), nous découvrons notre matériel et surtout quoi en faire! Alors mettre un truc dans sa bouche et respirer ce n’est pas trop dur, faire des pompes sous l'eau, c'est plus compliqué (ok, je ne sais pas en faire sur terre non plus!). Ne parlons pas de vider son masque, de la flottabilité et tout le tintouin...

C'est finalement un peu angoissées mais confiantes que nous abandonnons la piscine. Mais si les autres peuvent le faire, moi aussi : on se motive comme on peut !

Le lendemain, après une nuit peu sereine, départ avec Alain, Michel, Perrine et Blandine sur le bateau à 9h et là cap sur Manta Bay, où comme son nom l'indique il y a des raies manta (vous aurez remarqué qu'il n'y a pas de « s » à manta et pour cause!).

Le plus dur fut de descendre : cela paraît évident mais il vaut mieux éviter de palmer si l'on veut descendre. Il m'a fallu deux plongées pour comprendre...

Première plongée un peu angoissée, beaucoup de mal à égaliser, c'est-à-dire à déboucher ses oreilles et si l’on ne débouche pas ça fait trèèèès mal... J'ai vraiment pensé que ça n’allait pas être gérable (note pour plus tard, mieux vaut éviter la plongée avec une bronchite...). Et finalement à moi le grand bleu... Avec ses petits poissons, sa raie manta (bah oui y en avait qu'une mais elle était grande, plus de deux mètres de long, c'est chouette mais pas dans mon aquarium!), un petit requin tranquille posé derrière son rocher, gentil requin, ne bouge pas s’il te plait et il n’a pas bougé. En même temps, ce n'était pas les dents de la mer, plutôt une grosse saucisse d'un mètre de long.


Au cas où, le signe pour requin c'est mettre sa main sur sa tête genre on a une crête d'iroquois, on apprend sur le tas en plongée (et pour crevette c'est des ciseaux, va comprendre, résultat je n’ai pas compris et je n ‘ai pas vu la crevette...)
Après 36 minutes sous l'eau, retour sur le bateau où nous retrouvons nos deux papa-gardons pas très frais... On sera seules pour la deuxième plongée...

Pause Rico-ré (en hommage à notre "instructeur"), les balinais adorent manger deux fois... Donc re-petitdej´, du thé et un gâteau vert bizarre une sorte de gâteau au yaourt extraterrestre... Puis arrivée à Cristal Bay, où comme son nom l'indique l'eau est cristalline. Quelques courants frais, beaucoup de corail et donc beaucoup, beaucoup de vie sous-marine. Pour le coup il y en avait, des poissons, et ils doivent avoir des noms mais mis à part Nemo, pas facile de vous expliquer!

Après 48 minutes, à la deuxième plongée, nous sommes plus confiantes et nous ne gaspillons pas l'air inutilement! Nous remontons sur le bateau où nous voyons une baleine et son petit (euh non en fait ce sont des spécimens humains, mais c'est une autre histoire...)

Conclusion: Expérience à refaire, cela vaut vraiment le coup, la seconde plongée est beaucoup mieux que la première : je suis un peu longue à la détente et finalement, j'ai compris pas mal de choses entre les deux plongées, et en me détendant! 

Blandine