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lundi 23 juin 2014

La vidéo du Cambodge

Et maintenant la vidéo du Cambodge, c'est par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=tPB1Q_dV59o

mercredi 30 avril 2014

#Gueststar Michel : Phnom Penh, c’est tout un poème

Phnom Penh, c’est tout un poème (Michel)

Dans Phnom Penh, les pétarades des moteurs ,
Les sirènes des bateaux sur le Tonlé Sap River,
Et les klaxons des véhicules, le tapage des chantiers,
Créent un vacarme permanent, dans tous les quartiers.

Dans Phnom Penh, le trafic arrive dans tous les sens,
Et, parfois, à contre -sens....
La priorité n'est fonction que de la taille des véhicules respectifs.!
La surprise est de ne pas entendre des jurons, et des klaxons agressifs.

Dans Phnom Penh, tout l'art est d'apprendre à rester zen.
Les tuk-tuk et les motos-dops tournent sans arrêt, dans la poussière.
Pour la conduite khmère : il ne faut jamais s’arrêter dans la cohue routière,
Mais, toujours passer, avancer, accélérer, et se faufiler sans gène.

Dans Phnom Penh, la sécurité n'est pas une priorité :
Parfois un uniforme bleu s'agite avec un bâton sur la chaussée,
Mais, il faut enlever le masque,
Ici, une vie humaine vaut moins que le prix d'un casque...

Dans Phnom Penh, chacun œuvre, turbine,
Se déplace, négocie, ou, attend le client sous le parasol,
C'est une ruche géante, trépidante, une énorme usine,
Où tout se fabrique sur les trottoirs, à même le sol....

Dans Phnom Penh, le soir, le ciel devient sombre et menaçant,
Après quelques éclairs et une pluie violente et brève,
La chaleur écrasante revient rapidement,
Et on retrouve le radieux matin après ses rêves.

Dans Phnom Penh, l'échine les Khmers doivent courber,
Malheur pour ceux qui n'ont pas de veine,
Chaque jour, il faut gagner quelques riels pour vivre et manger,
Ici, il y a beaucoup de misère à faire peine.

Dans Phnom Penh, le trafic est surréaliste et bruyant,
La propreté et la sécurité n'y sont pas importantes,
Mais c'est une ville asiatique attirante,
Où il faut venir, Pour un Sourire d'Enfant


mercredi 23 avril 2014

#Gueststar Alain : Angkor des temples

Gamin, fou de livres et d'exploration, en voyageant avec Tintin, René Caillé, Indiana Jones (même si, alors, je n'étais plus tout à fait gamin !) ou avec Malraux, je rêvais de Macchu Pichu, de Petra, de Tombouctou ou d'Angkor...

Mon père, ton grand-père Clem, m'avait initié à ces voyages immobiles, lui qui durant la guerre écrivit deux livres d'exploration : "L'homme et la tente" et "Pirogues et pagaies" ... sans jamais sortir des bibliothèques parisiennes et des collections du musée de l'homme ...!

Macchu Pichu ? Nous avions eu la chance, en 1979, d'y passer une pleine journée sans autres touristes que nous, une grève générale isolant le site du reste du monde. Tombouctou n'a plus de place qu'à la rubrique politique étrangère...Petra ? Peut-être un jour !

Mais Angkor semblait si loin, dans ce pays ravagé par 20 années de guerre civile... Pourtant, nous y sommes et découvrons ce site de 400 km2 dans lequel se dissimulent -plus ou moins bien- des centaines de temples (et des milliers de touristes !).



Construits entre 600 et 1400, réalisant à travers les siècles une synthèse un peu iconoclaste entre bouddhisme et hindouisme, dans laquelle Shiva, Vishnu et Bouddha se côtoient dans la plus grande harmonie, loin des rois hindouistes qui faisaient disparaître les effigies de Bouddha, loin des batailles entre khmers, chinois, thais et chams, batailles contées dans le détail par d'immenses bas-reliefs, racontant aussi la vie de tous les jours, à différentes époques...


De la qualité de la roche utilisée -essentiellement du grès-, de l'exposition aux aléas climatiques, de l'envahissement par la végétation mais aussi de la période, dépendent la finesse et la sensibilité de chaque monument, mais le charme opère dans tous ceux que nous avons vu, nous ramenant à des images de jungle tentant d'absorber une civilisation sans y parvenir... Peut-être comme les sinistres khmers rouges avaient tenté d'anéantir un peuple entier...

Angkor ? Quelles images retenir ?
Angkor Vat emblématique, immense et majestueux qui s'affiche fièrement sur le drapeau national... ? Le Bayon où les 4 têtes de Vishnu sont représentées en majesté 54 fois (5+4=9), soit 216 visages (2+1+6=9)... ? 


Le Ta Prohm, un des temples où, depuis des centaines d'années, la végétation a repris sa place et où les fromagers sont devenus parties intégrantes de l'édifice, ne permettant presque plus de distinguer l'œuvre de l'homme de celle de nature...? Banteay Srei, le petit temple des femmes, à 30 km des grands sites, si émouvant au lever du soleil, si finement sculpté et dans lequel la présence des moines en robe safran nous rappelle que nous sommes des touristes dans un lieu sacré ?




Un réel bonheur d'avoir pu passer 3 jours au milieu de ces merveilles malgré la quantité et la diversité des touristes (Halte aux "selfies" et aux photos de sourires niais encadrés de doigts en V sur fond de merveilles millénaires !), malgré les sites pour la plupart non terminés et passablement abîmés par les années, la pollution, y compris celle des touristes, la nôtre... mais que les khmers rouges ont -miraculeusement ?- épargnés.


Malraux, tu eus sans doute tort de voler ces sculptures au Banteay Srei , mais fus-tu le seul ? En tout cas, ni le premier, ni le dernier... ! Mais, ta Voie Royale m'avait fait rêver... et aujourd'hui, la réalité est à la hauteur de mes rêves !
Et surtout, merci à mon père, grâce à lui et à travers ses livres et son importante documentation j'ai appris à connaître -un peu- et à aimer ces civilisations...

Alain

Merci Alain ! Nous rajoutons à ton article un extrait du livre de Loung Ung – D’abord, ils ont tué mon père (p84) :

« Le site d’Angkor Vat, plus de 250km² couverts de temples, a été édifié à partir de IXème siècle par de puissants rois khmers. Ces monuments élevés à leur propre gloire ont été terminés trois siècles plus tard. Au XVème siècle, après une invasion siamoise, Angkor Vat fut abandonné, livré à la jungle, et oublié jusqu’à ce des explorateurs français le redécouvrent au XIXème siècle. Depuis, les temples éprouvés par des batailles, avec leurs splendides statues et sculptures de pierre et leurs tours à étage, comptent parmi les sept merveilles du monde.

Je me souviens que, serrant très fort la main de papa, j’ai parcouru avec lui les larges couloirs décrépits. Les murs des temples sont décorés de magnifiques sculptures représentant des scènes de batailles et de la vie quotidienne de temps lointains. Les escaliers antiques sont gardés par de gigantesques animaux de granits : lions, tigres, nagas à huit têtes, éléphants… Des dieux en grès à huit bras assis en tailleur sur des fleurs de lotus veillent sur les bassins des temples. Sur les murs couverts de lianes de la jungle, des milliers de belles apsaras aux gros seins d’une rondeur parfaite, les reins ceints d’une simple bande de tissu, sourient aux visiteurs. Levant les bras, j’entoure de mes mains un des seins divins, sentant sous mes paumes la pierre rugueuse et fraîche ; prise d’un fou rire soudain, je retire prestement ma main pour me couvrir la bouche.

Papa me conduit vers une partie du temple où les arbres sont aussi gros que notre maison, et si hauts qu’ils semblent toucher le ciel. Les troncs tordus, les racines, les lianes s’enroulent autour des ruines comme de gigantesques boas constrictor, broyant et avalant les pierres qui ont basculé. Se tenant sur les marches branlantes, il me soulève jusqu’à la bouche noire du temple, semblable à une caverne. « C’est là que vivent les dieux, dit-il à voix basse. Si tu les appelles, ils répondront. » Craintivement, j’humecte mes lèvres et crie : « Chump leap sursdei, dthai pda ! » (Bonjour les dieux !) puis j’entoure de mes bras la jambe de papa lorsque les dieux me répondent : « Dthai pda ! Dthai pda ! Dthai pda ! ».

Khouy [son frère] dit que, dans ce temple, les soldats [Khmers Rouges] ont mutilé les animaux-gardiens, brisé ou détaché les têtes des dieux, tiré des balles dans leurs corps sacrés. Après la destruction des temples, les soldats ont parcouru la région pour trouver des moines et les forcer à se convertir à l’Angkar. Ceux qui refusaient étaient tués ou envoyés dans les champs de mine. Pour échapper à l’extermination, de nombreux moines ont laissé pousser leurs cheveux et se sont cachés dans la jungle. D’autres se sont tués lors de suicides de masse. Les moines s’occupaient des temples et les entretenaient. Ils sont de nouveau livrés à la jungle. Je me demande où vont aller les dieux maintenant que leurs maisons ont été détruites. »




































mardi 22 avril 2014

#Gueststar Michel et Yann « Phare : The Cambodian Circus »

Le cirque cambodgien est un projet de l’association Phare Ponleu Selpak, « la lumière des arts » ONG fondée il y a 20 ans par huit jeunes artistes cambodgiens, anciens réfugiés de la province de Battambang. Ensemble, ils aident à lancer les carrières d’artistes locaux dans le but de revitaliser la scène artistique du pays, et de contribuer au développement de programmes artistiques, éducatifs et sociaux.

On nous conseille d’y aller, alors ok, faisons une bonne action, allons voir le cirque, cela aidera une association locale… Enfin ça, c’est ce que nous pensions avant de mettre les pieds sous le chapiteau.

Très rapidement, nous sommes plongés dans l’histoire, très locale, d’un « boiteux » qui se fait rejeter par le reste de la communauté. Cela est prétexte pour nous montrer les talents individuels et collectifs de la quinzaine de jeunes qui forme la troupe. Chacun a également sa spécialité, du jongleur à la dextérité telle que nous pouvons à peine compter les balles qui jaillissent, du diabolo si agile qu’il semble vivre sa propre vie, et surtout des danseurs(seuses) à la souplesse et à la force prodigieuses… Le tout est accompagné d’une musique entrainante, avec pourtant que deux musiciens, qui ne semblent jamais reprendre leur souffle.





Nous pouvons vous affirmer que c’est dynamique, drôle, traditionnel et moderne à la fois, bref, c’est du bonheur ! Il est bien difficile de se rendre compte de cela par écrit, mais nous vous avons trouvé une petite vidéo !
https://www.youtube.com/watch?v=ymDa11HjdOg

L’heure de spectacle passe bien vite, tous les spectateurs se lèvent pour applaudir à tout rompre, le public est conquis ! Clémence descend sur la piste le temps d’une photo….


Si nous recroisons leur chemin, peut-être en Europe, il est certain que nous reprendrons nos places, mais pas seulement pour la bonne action…

Nous rentrons enchantés dans notre petite guesthouse  « Rega Le Toit ».  C’est la vie de famille, le patron est français, sa femme cambodgienne, et leurs  4 enfants ont rapidement adopté Valérie et Clémence….

Depuis Bali, nous nous sommes habitués notre « antimoustique vivant » dans les chambres : le gecko,  qui l’inconvénient est d’être un peu bruyant le soir. Dans le jardin tropical, nous finissons la soirée avec les beignets à l’ananas et  à la banane, avec le petit rhum arrangé de Jean Baptiste….


Juste avant de quitter Siem Reap, Clem montre son poignet, toujours rouge et maintenant suintant et boursouflé à Jean-Baptiste, le diagnostic est sans appels pour les 3 résidents locaux présents, punaise de bois. Probablement le fruit d’une nuit partagée avec ces insectes à notre insu! Remède Alcool à 90 et bétadine. Vu l’état de la morsure, il est possible qu’une jolie cicatrice soit ramenée en souvenir de Bali !