mardi 24 juin 2014

Des Togians aux pays Toraja : la fabuleuse épopée d’un bus deux nuits

Après ces quelques jours de détente, nous nous décidons à quitter les Togians. Un bateau public part à 10h du matin, en direction d’Ampana, la ville la plus proche, à 4 heures de là. Ce sera la première étape pour rejoindre le pays Toraja et sa ville principale, Rantepao. On sait que le trajet va être semé d’embûches, mais nous n’imaginons pas encore à quel point… 


Le bateau est plutôt old school -curieux qu’il flotte encore- quelques matelas sont installés mais comme nous nous n’osons pas trop nous imposer, nous gagnons le droit de voyager assis sur des planches de bois !


Nous arrivons à Ampana en début d’après-midi et faisons la rencontre de Linda, une Hollandaise qui a un itinéraire très semblable au nôtre. Nous devons faire un choix cornélien : Prendre un mini-van pour faire une première étape de 6h jusqu’à Tentena avant de continuer le lendemain pour une autre étape d’environ 10h ; ou attendre le soir pour prendre le bus de nuit qui nous amènera directement à Palopo, ville proche de notre destination (comptez 2h30 pour le dernier tronçon, c’est négligeable…).  « Chouette », pensons-nous, un bus de nuit nous permet d’économiser une nuit d’hôtel, de gagner une journée de transport, et avec un peu de chance il s’agira d’un bus touristique assez confortable.

Mauvaise pioche.

Nous profitons des quelques heures d'attente pour dîner local, brochettes satay et martabak. Nous nous délectons de cette crêpe géante au chocolat et cacahuètes.




Nous sommes prévenus, du fait de l’Indonesian time, le bus prévu à 22h risque d’arriver plutôt vers 23h. Nous allons patienter, et le bureau qui a fait notre réservation nous sort trois hamacs pour nous installer tranquillement. Nous avons tellement pris l’habitude d’attendre que cela devient une seconde nature. Mais quand à 1h du matin rien ne se passe, Yann commence à se poser des questions. La femme qui a vendu les billets, l’informe que la veille, le bus est arrivé à 2h du matin. Mmm, mais pourquoi ne pas l’avoir dit dès le départ ? « Pas de souci, le bus va finir par venir, la route est coupée par endroits » est la traduction approximative de ce que nous comprenons. Nous reprenons place dans nos hamacs respectifs, et effectivement, le bus montre le bout de son capot une heure plus tard. Quatre heures de retard, ce n’est plus l’Indonesian time, c’est carrément le décalage horaire avec Moscou !

Nous prenons les derniers sièges disponibles sur la dernière rangée (et allons comprendre rapidement pourquoi), partageons la place pour les jambes avec un... scooter. Ben si, un type s’est dit, « Tiens et si je prenais le bus avec mon scooter ? ».  Le siège de Yann est un peu humide, ça ne sent pas très bon, mais qu’importe, on verra plus tard.


Nous tenons jusqu’au lever du jour, le bus s’arrête pour le petit déjeuner. Nous avalons un plat de nouilles instantanées (what else ?) et nous apercevons du pourquoi-le-siège-est-humide-et-ça-sent-pas-bon.

Le bus transporte des caisses de poissons frais, tellement frais que les glaçons fondent, et qu’un « goutte à goutte » se faufile depuis le toit pour libérer un petit jus de poisson juste au-dessus de la tête de Yann ! L’équipage du bus constate et déplace le problème vers l’extérieur du bus (mieux !), mais trop tard, l’odeur a imprégné les sièges, et nos fringues sentent la marée… 


La pause continue et lorsque la « fuite » est réparée, c’est l’heure de la sieste. Le chauffeur et ses acolytes entament une pause bien méritée, nous comprendrons plus tard que nous attendions que la route ré-ouvre... Trois bonnes heures de pause plus tard, nous sommes prêts à repartir. Sauf qu’il est 11h, et qu’après une heure de route, il faut s’arrêter à nouveau, c’est l’heure du déjeuner ! Peu de choix, ça sera donc un « ayam-goreng-nasi » (c’est-à-dire un poulet-frit avec du riz, on vous a dit que l’on se mettait à l’indonésien) !

La route continue, c’est incroyable de pouvoir mettre autant de virages en épingle sur une distance aussi courte, sans la présence d’une chaîne de montagne. Impossible de faire autre chose que se tordre le cou pour deviner la route par la fenêtre pour ne pas avoir mal au cœur. Yann s’en sortira d’ailleurs avec un bon torticoli !

Nouvel arrêt, rapide, la route s’est effondrée, il faut sortir pour limiter le poids du bus, puis quelques heures plus tard, une autre pause pour laver le véhicule (si, si)…


Nous nous arrêtons à nouveau, avons bon espoir d’arriver, mais non : il s’agit de la pause pour le dîner ! Ce trajet n’en finira jamais… nous étions censés arriver pour 13h, il est déjà 20h et ce n’est pas fini ! Nous nous remettons à table pour un nouveau  ayam-goreng-nasi, ça faisait longtemps… Notre bus de nuit aura donc été un « bus deux nuits ».

Nous commençons à en voir plein les pattes et raz-la-casquette, mais il faut encore rouler… Au moment de sortir du bus, nos rudiments d’indonésien sont utiles, un « lampu » dirigé au chauffeur afin qu’il allume la lumière du fond, pour que nous puissions enfin nous en extirper, est répété en écho par tous les passagers, surpris de nous entendre baragouiner dans leur langue... Ils sont sympas ces locaux !


C’est à 23h que nous finissons par atterrir dans le seul hôtel de la ville… « Comment ça, il ne vous reste que la chambre VIP, la plus chère, celle qui correspond à 2 jours de pension complète sur les îles pour avoir une pièce où il y a plus de moustiques que de mètres carrés ? ». Nous finissons par la partager avec Linda – qui nous a suivis dans tous ces mauvais choix- pour limiter la dépense… mais au moins nous aurons droit à notre première douche chaude depuis notre arrivée dans le pays !

Le lendemain, nous trouvons un mini-van. Lorsque seules les filles demandent le tarif, il semble un peu excessif : 350 000 rupiah : 23€ pour 2h30 de route (NB : ne pas le comparer avec les tarifs des taxis parisiens…) ! On ne saura jamais pourquoi, si le chauffeur voulait privatiser la voiture pour les filles ou non, mais lorsque Yann part demander à son tour le tarif (oui, on fait des équipes de négociation…), le tarif vient de tomber à 35 000 rupiah, le dixième du prix… Deal, nous partons !

Dernière surprise de ce trajet de 3 jours, des Togians à Rantepao, d’une fabuleuse distance de 400km, nous nous retrouvons à 13 dans le minivan 8 places. Comment mettre 5 personnes de plus dans un mini-van ? Facile, c’est comme la blague du « Comment met-on quatre éléphants dans une deux-chevaux : deux devant, deux derrière » !

Piouf ! 

lundi 23 juin 2014

La vidéo de Bali !

Nos meilleurs moments à Bali, en vidéo :





La vidéo du Cambodge

Et maintenant la vidéo du Cambodge, c'est par ici :

https://www.youtube.com/watch?v=tPB1Q_dV59o

samedi 21 juin 2014

Plongée aux îles Togian : avion-sous-marin et petits poissons

La plongée est splendide, la visibilité porte à plus de 25 mètres, c’est un véritable aquarium. Du fait de la position des îles dans le golfe, il n‘y a pas de « gros » (note du traducteur : du requin, de la tortue, de la raie manta...) mais plutôt des petits poissons, du corail à foison, parfois de plus de 2 mètres d’envergure… Quand on connait la vitesse de croissance du corail, cela doit faire un bout de temps qu’il pousse !

Le lendemain, nous plongeons sur une épave, mais pas n’importe laquelle : celle d’un avion B24 de la seconde guerre mondiale. Pour Clem et Yann ce sont leur premier avion-sous-marin.

Les pilotes ont réalisé, en 1945, un amerrissage parfaitement réussi après la panne de l’un des moteurs, en volant jusqu’à épuisement du kérosène et en posant l’avion « comme sur le cul d’une poule », en termes techniques ! Tous les membres de l’équipage s’en sont sortis, et ont même pu quitter l’avion avec tous les documents secrets…

Depuis 70 ans, l’avion repose par 20-24 mètres de profondeur, et est déjà habité par nombre de créatures marines ! Nous apercevons, intacte, la cabine de pilotage et ses commandes, l’une des hélices toujours en place, le moteur, passons sous les ailes et traversons même le bombardier en passant par les portes latérales... Et tout ça, sans carte d’embarquement !






Pied de nez de la nature à la folie humaine, une anémone habitée par deux poissons-clowns a élu domicile dans la mitrailleuse, dont les canons sont encore pointés vers le ciel… Et ils semblent plutôt bien défendre leur territoire !






Les fonds marins bordant l'île volcanique d'Una-Una forment le deuxième endroit immanquable des Togian. A une heure de bateau de Kadidiri, nous y partons pour la journée. Le soleil est de sortie, les conditions sont parfaites pour aller découvrir le monde sous-marin.

Notre première plongée nous amène le long d'un pinacle immergé, nous le longeons sur une trentaine de mètres de profondeur. Des bancs de poissons nous entourent, les jack fish sont nombreux et avancent à l'unisson avec leurs regards noirs. Les couleurs sont sublimes et les coraux bien préservés. Cela promet pour la deuxième plongée !

Après un rapide déjeuner sur la plage avec au menu du riz pour changer, nous enfilons de nouveau nos combinaisons et partons pour la découverte d'un mur. Les plongées comme celle-ci sont les préférées de Clem. D'un côté, des coraux, des roches et de nombreux poissons multicolores et de l'autre l'immensité bleu, le vide, l'infini avec des plus grosses bêtes. Nous nageons entre les poissons et nous laissons emporter dans ce moment de sérénité.








Il est déjà l'heure de rentrer, le vent s'est levé et le trajet en bateau s'avère bien plus compliqué qu'à l'aller. La mer d'huile a laissé place à des belles vagues n'aidant pas le capitaine à garder le cap. Nous avons l'impression que cela dure des heures. Nos estomacs sont contents de retrouver la terre ferme.

vendredi 20 juin 2014

Loin des yeux, au plus près de notre cœur

Cette journée à Gorontalo n’a pas été la plus évidente de tout le voyage. En partant il y a 7 mois, nous savions que de nombreux événements pouvaient avoir lieu, que nous serions absents lors de mariages, que les nouveau-nés ne seraient plus si nouveau-nés à notre retour, et nous savions surtout que des moments bien moins heureux pourraient arriver. Après avoir appris une semaine auparavant qu’une des meilleures amies de Clémence avait fait un AVC, nous avons fait face à l’annonce de la perte de Lisa, une amie américaine très proche de Yann et Michel.

Alors parfois, le voyage prend des teintes différentes et se voile de moments où nous souhaiterions être avec nos familles et amis, où nous aimerions pouvoir changer nos itinéraires et faire un détour par Paris ou l’Alabama, où nous devons juste accepter d’être loin, envoyer toutes nos pensées vers ceux que nous aimons et continuer d’avancer.



De Gorontalo aux îles Togian : Ferry classe "Bisnis"

Nous passons une journée d’attente à Gorontalo, et embarquons sur le ferry pour les îles Togian.






C’est parti pour 13 heures de voyage (sans oublier les 2 heures réglementaires avant que le bateau ne décide à se mettre en route…). Notre chambre : un dortoir « Bisnis », soit une classe « business » : nous avons pris l’option confort avec un petit matelas pour ne pas être directement sur le bois… Autant vous laisser constater, la classe économique pour passer la nuit n’était même pas envisageable ! Il existe même une classe plus éco que la classe éco, certains passagers s’installent à l’endroit prévu pour les véhicules et les colis encombrants, sortent une natte et se préparent pour la nuit.

Nous voyons certaines jeunes filles déjà prêtes à aller se coucher, avec un combo voile-pyjama mickey, certains fument ou regardent la télé jusqu’à pas d’heure, tout le monde s’accommode de la situation sans se plaindre !

Les locaux tentent de communiquer avec nous, et réciproquement, nous apprenons quelques mots de plus. Vous serez heureux d’apprendre qu’il y a 3 mots pour dire « épicé » en fonction de là où vous êtes en Indonésie...

Là encore, comme des stars hollywoodiennes, nous sommes pris en photos, et les plus jeunes repartent en riant comme s’ils avaient fait la chose la plus folle de leur vie…Une gentille mamie se met en tête de nous apprendre sa langue, vient s’installer avec nous, et est très surprise que Clémence sache lire l’indonésien sur les panneaux du bateau… merci la phonétique !


Nous trouvons finalement le sommeil, cramponnés au sac à dos qui contient nos richesses, au cas où, hein… et pour faire comme tous nos voisins qui se servent de leurs sacs comme oreillers. Notre nuit n’est pas si mauvaise, même si le voisin de Yann aura tendance à confondre son matelas avec le sien, et si les néons du plafond ne s’éteindront jamais.





Après 2 jours de voyage, nous voilà enfin sur les îles Togian. Nous débarquons sur la petite île de Kadidiri, trouvons un logement basique, tellement basique qu’il n’y a pas de douche mais un sceau… En nous renseignant auprès des deux clubs de plongée de la plage, et en visitant leurs bungalows avec toilettes et douche, nous finissons par craquer et quitter le nôtre… Renoncer au confort c’est une chose, à la propreté c’en est une autre ! Nous apprendrons plus tard que des rats et chauve-souris se promènent dans les chambres, ce qui nous confortera dans notre décision… Nous nous sentons mieux d’un coup en emménageant dans notre nouvelle chambre. Bonus, nous avons maintenant un ventilateur, du carrelage au sol (au lieu du gravier…), et même une vue sur la mer !


Au programme, peu de choses si ce n’est de la plongée, l’endroit compte parmi les plus beaux sites du monde... Il n’en faut pas beaucoup plus pour nous convaincre de partir l’après-midi même de notre arrivée !

mardi 17 juin 2014

C’est où la Wesie ? Célèbres aux Célèbes…

Nous quittons la Malaisie et après un weekend fort sympathique pour fêter l’anniversaire de notre amie Aurélie à Singapour, nous repartons « dans le dur ». Direction la Sulawesi, ex-Célèbes, une grosse île de l’Indonésie, la douzième plus grosse du monde, qui n’est pas exactement la plus développée.

Pour y arriver, nous prenons la compagnie aérienne locale, Lion Air. Celle-ci sait d'emblée comment vous rassurer avec un livret de prière, et il y en a pour (presque) tous les goûts : Pour les hindous, les musulmans, les catholiques, les protestants... Seuls les juifs n'y ont pas droit ! Nous prions donc pour que "nous fassions un voyage en toute sécurité, avec un beau temps, et pour que les anges nous guident, afin que l'équipage nous mène à bon port"... Et également que "notre famille reste heureuse et en paix jusqu'à l’atterrissage"... 




Nous arrivons à Manado et profitons de notre matinée libre pour se balader dans la ville. Des dizaines d’écoliers nous attendent et nous abordent à chaque coin de rue pour une petite interview ou une photo. Nous devenons l’attraction du jour, et nous sommes plus épiés que les stars sur le tapis rouge du festival de Cannes. Les passants nous saluent, et les cheveux blonds de Clémence attisent largement la curiosité ! Les regards sont bienveillants et accompagnés de sourires… Il est certain que le touriste est une denrée rare ici, ce qui a une seconde conséquence directe : Alors que nous nous en sortons bien avec l’anglais et l’espagnol depuis le début du voyage, ici c’est une autre histoire, personne ne parle les langues que nous connaissons – encore moins le coiffeur chez qui Yann s’arrête pour un rafraîchissement ! Il nous faut donc nous mettre à l’indonésien, nouveau challenge !









Nous rejoignons l’île de Bunaken en fin d’après-midi, après un petit tour en bateau… Là non plus, il n’y a pas vraiment de touristes, pourtant l’endroit est réputé pour ses plongées, parmi les plus belles du monde. Il faut dire que les îles souffrent d’un mal majeur : toutes les ordures jetées dans le port de Manado (et il y en a en quantité… Yann qui a nagé dans la Seine ne se verrait pas tremper un simple orteil dans cette eau nauséabonde...) arrivent directement sur les plages des îles ! Même si les ces dernières sont « nettoyées » tous les matins, il semble qu’il s’agisse d'un enfouissement des déchets dans le sable... Encore une fois la pollution par le plastique fait des ravages.

Nous découvrons notre hébergement, un sympathique bungalow dans une pension familiale. Nous faisons la rencontre de Lisa et d’Hichem, avec qui nous partagerons nos repas pendant tout notre séjour. Pour moins d’une quinzaine d’euros par jour, nous avons notre hébergement et trois repas, avec viande, poisson et légumes… ce qui nous permet d’être en pleine forme pour aller enfin découvrir les fonds marins de Bunaken.








Notre divemaster nous amène à quelques centaines de mètres du rivage, là où un mur tombe à pic dans l’océan, le fond passe de 2 à 80 mètres en un clin d’œil. Nous nous jetons à l’eau, et tombons directement dans un banc de triggerfish (littéralement « poissons-gâchettes »), connus pour leur passible animosité envers ceux qui s’approchent trop près d’eux… Ils pourraient même venir croquer nos palmes ! Nous passons curieusement inaperçus, même si un certain nombre d’entre eux ont déjà leur « gâchette » relevée pour témoigner de leur méfiance, nous passons discrètement à travers. Le mur de corail est exceptionnel, certainement l’un des plus beaux qu’il nous ait été donné de voir. Notre divemaster-œil-de-lynx repère d’un coup d’œil des tortues qui dorment ou remontent à la surface pour respirer, un joli yellow boxfish qui se promène, une rascasse volante et des bancs de poissons-papillons…

Vous voulez voir des photos ? La caméra était restée dans la chambre… et mauvaise nouvelle, du fait des horaires des ferries mal ajustés, cela sera la seule et unique plongée que nous pourrons faire sur place… Too bad ! Nous essaierons de faire mieux aux îles Togian, cela tombe bien nous y partons demain !

Mais pour y aller, il faut commencer par prévoir une grosse journée de transport, puis une nuit de bateau. Nous rejoignons le continent par le bateau public, marchons vingt minutes sous un cagnard d’enfer pour arriver à la station de minibus. La chance est avec nous, l’un d’eux va vers notre destination... mais il vient de partir ! Aussitôt, il est arrêté pour nous, nous prenons les deux dernières places disponibles, c’est parti pour 9 heures de route.

Arrivés à la moitié du trajet en à peine trois heures de route, nous avons bon espoir de rejoindre la destination en « seulement » 6 heures au total. Nous ignorons toujours pourquoi, mais il semble qu’il y ait eu un changement d’espace-temps pour la seconde moitié du trajet, car il nous faudra bien 6 heures de plus pour arriver à destination. On nous avait promis 9 heures, on les a eues, ce qui ramène grosso modo le tarif de notre trajet à 1€ de l’heure, et comme en Amérique du Sud, c’est moins cher que le ciné !

Très méticuleux, le chauffeur respecte les commandements de son métier :
  • Roule autant sur sa voie que sur celle d’en face. Et ceux qui viennent en sens inverse font pareil, alors…
  • Met une sélection du pire de la musique pendant 8h30 de trajet (y compris une reprise de Barbie Girl en espagnol… et décide de mettre des chansons « correctes » pour la dernière demi-heure. Hip hip hip...
  • Proscrit les ceintures pour lui-même et tous ses passagers, quel est cet objet encombrant et inutile ? D’ailleurs elles sont encore mieux en étant cachées sous les sièges.
  • Fume ses cigarettes au clou de girofle dans la voiture avec beaucoup de régularité, toujours entre 0 et 20 minutes après la fin de la précédente. D’ailleurs la voiture est un espace fumeur, les passagers s’en allument une même lorsqu’ils n’ont pas accès à une fenêtre…
  • Prend une seule pause réglementaire de 20 minutes, pendant les 9 heures de trajet – pourquoi perdre du temps ?
Il nous déposera aimablement et nous aidera même à trouver un hôtel, fantastique ce chauffeur ! 

Sur la route nous nous apercevons que la coupe du monde est au cœur des préoccupations des Indonésiens. Malheureusement leur équipe nationale ne fait pas partie du mondial. Ils choisissent donc de supporter, de parier sur d’autres équipes et d'afficher leurs préférences en laissant voler au vent les drapeaux. Pendant ces 9 heures de route, nous avons eu le temps de réaliser un sondage pour l’Ifop : L’Argentine, le Brésil, l’Allemagne et les Pays-Bas devraient se trouver en quart. Les deux pays sud-américains étant nettement favoris de nos amis indonésiens, nous anticipons la finale !