vendredi 9 mai 2014

La croisière s’amuse, dans l’Archipel de Bacuit

Quand nous arrivons 6h plus tard à El Nido, nous allons directement nous renseigner pour la croisière recommandée par Sophie…. Message pour Sophie : Non,la croisière ne part pas tous les vendredis ! Notre seule chance pour la faire est de trouver et motiver au moins deux personnes pour venir avec nous, et disponibles pour le surlendemain… Easy !

Nous rencontrons un groupe de Polonais dans notre guesthouse, leur parlons de l'activité, et arrivons à intéresser suffisamment les 6 pour qu'ils discutent avec Aline, l'organisatrice. Quelques échanges et un peu de négociation plus tard, nous réservons notre départ pour 2jours/1nuit dans l'archipel des Bacuit ! Mission accomplie, haut la tong !


En attendant le départ, nous partons explorer la plage de "las cabanas" à une vingtaine de minutes de notre bungalow. Nous sommes accueillis par quelques gouttes de pluie, nous nous installons au resto de la plage le temps que le soleil revienne. Nous apprenons rapidement que le temps aux Philippines est incertain, il peut pleuvoir à torrent puis faire grand soleil, c'est assez surprenant. Nous allons nous baigner entre deux dégringolées! La plage est belle, mais encore plus quand elle est sous le soleil…

Notre découverte nocturne de la ville d'El Nido est rapide: un endroit sans grand intérêt ou se succèdent restaurants, agences et boutiques touristiques.


Ça y est, nous enfilons nos maillots, prêts pour un remake de la croisière s'amuse. Nous découvrons notre paquebot, une grande banka à balancier, 100% locale, et notre équipage, une bande de jeunes Philippins surmotivés et avec une énergie incroyable !


Johnny et Robin seront nos guides pour les activités. Johnny est le responsable de l'entreprise avec son amie Aline. Il nous fait rire avec ses quelques mots de français, nous en profitons pour lui faire part de nos premières impressions sur les Philippines.

Notre premier stop est en hommage à tous les fans de Koh Lanta. Les Philippins sont fiers de nous emmener là, ça ne fait malheureusement aucun écho en nous, nous n'avons jamais suivi l'émission. La plage est paradisiaque, rien d'hostile et à 40 minutes d'El Nido, pas vraiment ce qu'on imagine comme lieu où des apprentis Robinson semblent lutter pour survivre. En tout cas, pour nous il n'y a ni conseil ni immunité, nous enfilons masques, palmes et tubas et nous partons dans une eau turquoise à la recherche de poissons!


Les fonds sont indéniablement beaux. Le snorkeling est certes, moins impressionnant que la plongée, mais bien suffisant pour l'archipel de Bacuit!



Le bateau continue sa route et nous arrivons entre deux îles, à la recherche de "Secret Beach". Nous ne voyons que des façades rocheuses devant nous, puis nous décelons un trou à la base, passons dans ce tunnel rocheux, nous faufilons et découvrons un petit coin de paradis. Du sable blanc, de l'eau turquoise, il semblerait que ce soit l'endroit qui est inspiré l'auteur de "La Plage".


Notre avant dernière étape nous emmène dans une partie un peu reculée de l'archipel, où Robin peut aller pêcher au harpon.

Il faut bien manger, et si la pêche à la mouche n’est pas vraiment dans les premiers loisirs de Yann, il est néanmoins bien curieux de savoir ce que réserve la pêche au harpon. Il faut dire que là ce n’est pas chapeau de paille, bol de vers et glacière remplie de « kro », mais plutôt de la plongée en apnée pour débusquer les poissons qui se terrent (qui se merrent ?) dans les cavités des rochers. Et accessoirement, ramener le dîner.

Robin, le marin-pêcheur, confie à Yann le sac pour ramener les prises  – ok ce n’est pas aussi aventureux qu’avoir le harpon, mais il faut bien commencer ! Et avec Yann au harpon, ça aurait surement été repas de légumes pour tout le monde…

Robin se lance, il nage vite, et lorsqu’il part en apnée, pas évident de le suivre. Il faut dire que c’est son métier, et c’était celui de son père avant lui… Il part à une dizaine de mètres sous l’eau, jette un coup d’œil dans des cavités bien sombres, celles que où vous n’avez pas vraiment envie de déloger un potentiel occupant…

Quelques dizaines de minutes de plus tard, toujours rien. Nous longeons les falaises, et faisons attention à ne pas faire pousser contre les rochers par le courant et les vagues. Robin redescend une nouvelle fois, et tire dans une cavité. A la manière dont réagit le harpon, en s’agitant comme pris de spasmes, il a touché quelque chose. Robin remonte prendre sa respiration, puis finir le combat. Il ramène à la surface un poisson impressionnant, touché au ventre. Cela a suffi pour le ramener jusqu’à la surface, mais pas à le tuer sur le coup. Notre pêcheur, retire le harpon pour l’enfoncer dans la tête de l’animal, qui d’un coup se paralyse.

Au tour de Yann maintenant, Robin glisse le poisson dans le filet à peine plus grand, nous devons retourner jusqu’au bateau… pas évident en tractant un poids mort de quelques kilos, surtout que Yann, peu rassuré, s’arrange pour ne pas trop toucher la prise (du moins pas avant la cuisson).


Nous devions terminer la journée avec la découverte d'un lagon secret, c'était sans compter sur les aléas de la vie marine. Une tempête s'abat sur nous, certes la mer reste relativement calme, mais la pluie est torrentielle et nous avons l'impression que la foudre tombe directement sur le bateau. Notre capitaine manœuvre avec brio et nous rejoignons l'ile où nous devons passer la nuit.


L'équipage et Yann se relaient en kayak pour transporter les matelas, coussins, jerricanes d'eau et autres produits utiles pour la nuit. Nous allons jouer à la famille Robinson, nos huttes sont en palmes tressées sans portes ni fenêtre, nous disposons notre matelas, mettons un drap, accrochons notre moustiquaire et notre chambre 3 étoiles est prête. Pendant ce temps-là, une partie de l'équipe s'affaire sur le bateau pour cuisiner le repas, tandis que les autres préparent le lieu des festivités. Nous sommes accueillis autour d'une grande table en bambou garnies de dizaines de bougies. C'est un moment un peu grisant, une de ces expériences uniques qui nous rappellent à quel point nous aimons notre voyage.


Au menu de ce soir, la pêche de l'après-midi ainsi que d'autres délices locaux. Johnny a apporté sa guitare, nous commençons la soirée au son de ses accords et de sa voix. Ce n'est pas sans rappeler certains camps scouts de Clem, la chaleur, les cocos et la mer en plus.

La fête bat son plein autour de bières et bouteilles de rhum, nous découvrons les goûts musicaux douteux des locaux et les accompagnons joyeusement dans leurs chorégraphies les plus endiablées.  Malheureusement, les philippins n'ont pas la même résistance à l'alcool que nos amis de l'Est, et deux d'entre eux en feront largement les frais.

Les rayons du soleil nous réveillent doucement, nous avons très bien dormi dans notre abris de rescapés, le rhum y est peut-être pour quelque chose! L'équipe est déjà au travail et nous mettons les pieds sous la table pour déguster notre petit déjeuner. Noix de coco fraîchement cueillies, coupées en deux et remplies de fruits frais. C'est délicieux.


Les membres de l’équipage sont aussi des artistes, après les déhanchés de la veille, ils nous surprennent en créant un atelier de pliage de feuilles de cocotiers. Notre table se remplie de poissons, oiseaux et autres serpents !
Ils improvisent une partie de basket sans ballon, une noix de coco sèche fait l'affaire. Clem tente un panier sans grand succès, c'est tout un art de jouer au coco-basket...




Le programme de la journée est dense, nous alternons les plages paradisiaques et les lagons. Nous troquons parfois les masques et tuba pour un kayak. Encore une journée magique.



Nous avons adoré cette croisière, les paysages magnifiques, les Philippins adorables se pliant en quatre pour nous rendre heureux, et surtout de fuir les débarquements de touristes en choisissant un tour plus exclusif que ceux vendus par toutes les agences de la ville. 





lundi 5 mai 2014

Puerto Princesa : l'histoire de Sophie, des niks-niks, d'un halo-halo et d'un voleur...

Après une courte nuit (départ à minuit de Singapour, arrivée à Manille à 4h), nous filons directement sur l’île de Palawan, plus précisément à Puerto Princesa, sans passer par la case Manille.

Dans la salle d’embarquement pour Puerto Princesa, nous sommes bien loin de la cité futuriste qu’est Singapour. Ici, pas d’écran, mais de temps en temps, le personnel montre un panneau, c’est alors la course à l’embarquement ! A voir l’attitude des locaux, il n’y en aura pas pour tout le monde (même si l’avion est à moitié vide, in fine !)… Pour permettre à une dame de passer, Yann recule légèrement son chariot dans la file, déjà longue derrière lui. La dite-dame n’en profite pas pour passer, mais pour s’insérer ! Cela ne choque personne, à peine nous même à vrai dire (on nous avait déjà fait le coup à l’aéroport de Kathmandu), mais ça reste surprenant !


Objectif de la journée : retrouver notre amie Sophie, en vacances à Puerto Princesa… nous nous apercevons que nous nous rejoignons à deux hôtels différents (pratique !), puis nous trouvons enfin… Six mois ont passé, quel plaisir de retrouver un visage connu ! Il y a tant de choses à dire que nous ne savons même pas par où commencer… il semble qu’il y ait une courte période de rodage pour retrouver son environnement « d’avant », même pour ses plus proches amis !


Nous passons l’après-midi à papoter autour de mango lassi, et nous nous dirigeons en début de soirée vers Baywalk -la promenade des anglais locale- où s'alignent les food stalls, étals où chacun propose de faire griller la pêche du jour. Nous en examinons le contenu, restent sur le banc de touche les poissons qui pataugent dans des glaçons fondus et ceux où les mollusques sont molassons... Nous y partageons finalement un calamar et un poisson inconnu au bataillon, avec une simple sauce soja-citron, exquis ! C'est bon, mais c'est léger…

Nous retrouvons deux amis de Sophie rencontrés pendant son excursion en bateau sur l'archipel des Bacuit, entre Coron et Palawan. Ils nous vantent largement les mérites de l'agence Nativ Expliration gérée par une française sur place, nous irons peut être voir quand nous serons à El Nido... A suivre.


Le lendemain, nous partons vers une plage en périphérie de Puerto Princesa. Au bout d'une heure et demi, nous mettons les pieds sur une jolie plage à l'eau cristalline. Seuls des pêcheurs et quelques enfants nous entourent, nous doutons sérieusement que notre chauffeur nous ait emmené au bon endroit ! Nous en profitons, allons nous baigner... Très vite, nous sentons des petites piqures, comme de très légères décharges électriques, qui nous poursuivent même lorsque nous sortons de l'eau... Sur la plage, des petits moucherons nous assaillent. Nous résistons un peu, puis nous rendons à l'évidence : notre pire ennemi de Nouvelle-Zélande vient de nous retrouver, les sandflies sont là ! Ce sont des dizaines de piqures que nous avons sur le dos, les cuisses et les bras, mais qui fort heureusement ne nous démangent pas - contrairement à leurs cousines maoris ! (Note de quelques jours plus tard : en fait, si. Elles démangent à retardement, et il y en a plus d’une centaine sur chacun de nos corps.  On ne vous raconte pas comment nous avons jonglé pendant la semaine qui a suivi…).


Dernière soirée avec Sophie, qui nous invite dans un bon restaurant de l'île, soit disant à influence française. Du calamar séché au halo-halo, en passant par le riz adobo (porc/poulet et sauce à base de soja et d'épices), nous n'y trouvons pas vraiment de rapport avec le bœuf bourguignon !

#halo-halo : Quand le serveur nous l'explique, nous comprenons que c'est une sorte de café gourmand. Quand nous le recevons, il n'y a pas de café, mais de la glace pilée qui baigne dans un sirop avec des morceaux de gélatine, le tout surplombé par une boule de glace et un morceau de flan. Vous n'osiez l'imaginer ? Ils l'ont fait.


Notre visite de Puerto Princessa se termine le lendemain matin, nous partons sans Sophie pour El Nido... Et réalisons que quelqu'un est parti avec les tongs de Yann, en lui laissant les siennes, 3 pointures et 10 000km de plus au compteur ! Le pied ! 




vendredi 2 mai 2014

#Gueststar Alain : De Phnom Penh à Singapour, ou du chaos au carré…

Phnom Penh, vendredi soir 2 mai : la circulation déjà « difficile » dans la capitale Cambodgienne est quasiment gelée… les énormes manifestations du 1er mai  ont fait pousser chevaux de frises, cars de CRS et brigades de « robocops » dans tout le centre ville…

Phnom Penh, samedi 3 mai, 6 heures du matin : nous quittons PSE avec émotion, les élèves arrivent déjà, plein de dynamisme, les apprentis pâtissiers nous ont préparé une pleine boite de leurs délicieuses viennoiseries … Les deux tuk-tuks sont ponctuels et nous plongeons à nouveau dans cette ville si difficile à aimer…

Singapour, 3 heures plus tard : … Singapour, cité verte, cité aérée, cité fraîche –enfin, presque-, cité propre, cité riche, cité sans pauvres…

Alors, le Paradis après l’Enfer ?


Non, Phnom Penh n’est pas l’enfer, Phnom Penh est une ville où vivent et survivent sans se voir une classe de dirigeants riches et largement corrompus et une extrême pauvreté, dans laquelle une classe moyenne réussit à vivre « normalement » malgré un régime politique bien peu permissif.

Et Singapour ? Un paradis ? Sans doute non… mais c’est une ville-pays riche, très riche même si on se fie aux constructions extraordinaires et aux autos de rêve qui y pullulent… Certains appellent Singapour « la Suisse de l’Asie », pour nous ce serait plutôt « Manhattan sur Asie » et nous ne bouderons pas notre plaisir…



Si le centre-ville regorge d’édifices récents -sièges sociaux ou « modestes » centres commerciaux accueillants les plus grandes marques de luxe - pour lesquels les architectes ont rivalisé d’audace, c’est autour de la Marina qu’ils sont les plus époustouflants, à commencer par le « Marina Bay Sands Hôtel » au pied duquel se trouvent les extraordinaires  « Gardens by the Bay » et leurs arbres mi-végétaux mi-construction humaine…


De nuit, Garden by the Bay, ce sont ces arbres qui s’illuminent et éclatent en mille coloris tandis que de jour, leurs structures affichent à la fois légèreté et robustesse, travail de la nature et travail de l’homme… un régal pour les yeux !



A deux stations de métro du « grand centre », Singapour, ville sino-indo-anglo-malaise a conservé son China-India Town dans lequel nous aurons plaisir à nous perdre en visitant le temple aux 1 000 bouddhas et à la dent relique de Bouddha, puis en assistant à une cérémonie hindouiste au Sri Mariamman, autre lieu de culte voisin…



Être à Singapour c'est aussi un moment de découverte culinaire. Clémence et Yann commencent par nous faire goûter aux fameux Dim Sum de Din Tai Fung. Nous sommes surpris par la patience qu'il faut avoir pour déguster ces petits raviolis. 




Clem et Yann nous entraînent vers l'immense sous-sol de Takashimaya, où nous ouvrons grands les yeux face à tant de produits étranges et de diversité. Une épicerie luxueuse jouxte les desserts à base de durian et autres tranches de porc séchées. Il y en a pour tous les goûts! 

Singapour ne serait pas tout à fait la même ville sans les foodcourts. Nous finissons notre journée par celui de Makansutra, l'un des plus anciens de Singapour, qui a l'avantage d'être en plein centre-ville, et à l'extérieur! Il faut se battre pour avoir une table, du moins il faut choisir une cible, se coller aux clients et leur faire gentiment comprendre que s'ils pouvaient finir leurs cocos fraîches fissa, on leur serait extrêmement reconnaissant. Puis, une fois, une place dégotée, il faut aller faire son choix, des brochettes satay aux roti prata en passant par les fruits de mer, vous pouvez manger ce que vous voulez.  
Mais notre séjour asiatique touche à sa fin… Aurélie et Ravi accueillent notre grand déballage qui, en calant nos valises au plus près des 23 kg fatidiques d’Air France, permet à nos voyageurs de trier et d’alléger leurs sacs pour la suite de leur périple…

Cécile, une des amies de Clémence, nous rejoint également avec son copain, Aurélien. Nous allons partager un dîner tous ensemble avant de nous dire au revoir. Le crabe est l’une des spécialités de Singapour. Qu'il soit à la sauce piquante ou au poivre, il fait partie des plats luxueux, copieux et incontournables. Le crabe qui nous est servi est impressionnant, il ne joue pas vraiment dans la cour de ses amis bretons! Même si nous nous nous régalons, nous le préférons de loin accompagné d'une bonne mayonnaise maison! 



Il y a 3 semaines nos routes se rejoignaient ici. Il est 23 heures : Roissy-Charles de Gaulle ou Manille, elles vont à nouveau diverger. Ces 3 semaines auront été de superbes moments de partage. Merci à vous deux de nous avoir accueilli dans votre périple, d’avoir accepté de casser un peu votre rythme et votre manière de voyager…

Aéroport de Singapour, chacun part –presque- sans se retourner !



 
 
 


mercredi 30 avril 2014

#Gueststar Michel : Phnom Penh, c’est tout un poème

Phnom Penh, c’est tout un poème (Michel)

Dans Phnom Penh, les pétarades des moteurs ,
Les sirènes des bateaux sur le Tonlé Sap River,
Et les klaxons des véhicules, le tapage des chantiers,
Créent un vacarme permanent, dans tous les quartiers.

Dans Phnom Penh, le trafic arrive dans tous les sens,
Et, parfois, à contre -sens....
La priorité n'est fonction que de la taille des véhicules respectifs.!
La surprise est de ne pas entendre des jurons, et des klaxons agressifs.

Dans Phnom Penh, tout l'art est d'apprendre à rester zen.
Les tuk-tuk et les motos-dops tournent sans arrêt, dans la poussière.
Pour la conduite khmère : il ne faut jamais s’arrêter dans la cohue routière,
Mais, toujours passer, avancer, accélérer, et se faufiler sans gène.

Dans Phnom Penh, la sécurité n'est pas une priorité :
Parfois un uniforme bleu s'agite avec un bâton sur la chaussée,
Mais, il faut enlever le masque,
Ici, une vie humaine vaut moins que le prix d'un casque...

Dans Phnom Penh, chacun œuvre, turbine,
Se déplace, négocie, ou, attend le client sous le parasol,
C'est une ruche géante, trépidante, une énorme usine,
Où tout se fabrique sur les trottoirs, à même le sol....

Dans Phnom Penh, le soir, le ciel devient sombre et menaçant,
Après quelques éclairs et une pluie violente et brève,
La chaleur écrasante revient rapidement,
Et on retrouve le radieux matin après ses rêves.

Dans Phnom Penh, l'échine les Khmers doivent courber,
Malheur pour ceux qui n'ont pas de veine,
Chaque jour, il faut gagner quelques riels pour vivre et manger,
Ici, il y a beaucoup de misère à faire peine.

Dans Phnom Penh, le trafic est surréaliste et bruyant,
La propreté et la sécurité n'y sont pas importantes,
Mais c'est une ville asiatique attirante,
Où il faut venir, Pour un Sourire d'Enfant


#Gueststar Valérie : Départ pour Kep… jusqu’à Sihanoukville !

Après une dizaine de jours de visites culturelles sous une chaleur harassante, direction la côte du golfe de Thaïlande...

Nos globes trotteurs, adeptes des voyages en bus déteignent sur nous, mais c'est avec un peu d'appréhension que nous optons pour le car couchettes pour ce trajet. 7h après, nous sommes agréablement surpris par la nuit que nous venons de passer....Changement de véhicules pour les 4 dernières heures de route et nous voilà arrivé à Kep Lodge, notre nouveau point de chute.

Le lodge de Dan est un endroit paradisiaque perché sur une colline, des bungalows enfouis dans une végétation luxuriante : jacquiers, cocotiers, bananiers, durians, hibiscus, frangipaniers et autres fleurs inconnues en font un havre de paix tempéré, une piscine avec vue sur la mer au loin finit de nous annoncer des jours reposants....



Le soir même, nous partons à pieds à la découverte de Kep ! Quinze minutes de marche nous amènent à Crab market où de petites échoppes familiales vendent du poisson frais, cela semble génial mais il n'est que 18h et nous poussons vers le centre-ville....après vingt minutes, Kep Beach : plage artificielle de sable blanc, encore une heure et demi de marche mais toujours pas de centre-ville : Kep est une ville fantôme traversée par une "4 voies" mais quasiment sans habitations. Nous apprendrons plus tard que cette magnifique ville de villégiature a été détruite par les Khmers rouges pendant la guerre....Nous resterons donc à la piscine de Kep Lodge et dînerons tous les soirs au Crab market !

Clem, Yann et Michel vont tenter la découverte de l'île aux lapins, recommandée par des amis et les guides....Nous les voyons revenir en début d'après-midi dépités et déçus, l'île est sale, les plages sont sans intérêt, quel dommage.....Un Canadien leur vante la plage d'Otres Beach un peu à l'écart de Sihanoukville, ville que nous avions écarté à cause de sa réputation sur le tourisme sexuel et la prostitution si ce n'est enfantine, au moins adolescente..

Allez, soyons fous, tentons... Nous voilà à nouveau sur la route, à six -dont le chauffeur- plus nos sacs dans une berline pour quatre heures de route. Le trajet fut dur, mais il en valait la peine : nous découvrons un nouveau petit paradis sur terre, mer transparente et chaude, paillotes et transats sur une plage de sable blanc, l'endroit rêvé pour buller ces deux derniers jours avant de repartir vers Phnom Penh puis Singapour.



Étant à un quart d'heure de Sihanoukville, et pour se faire notre propre opinion, nous décidons d'y aller dîner.

La ville en elle-même n'a rien d'attrayant, impossible à cataloguer, de grandes rues bordées de chaque côté par des bars, des restaurants et des boutiques à touristes, le tout dans une ambiance de beaufitude incroyable !

Une fois arrivé sur la plage nous découvrons une multitude d'échoppes faisant office de bars, restaurants (proposant du poisson frais à choisir avant de le faire cuire devant nous au barbecue) avec de grands fauteuils confortables installés sur le sable, le tout éclairé par des lampions, des guirlandes et des photophores, il est 18h, il fait déjà nuit noire !



Nous nous posons dans l'un d'eux pour prendre un verre et dîner : grosses crevettes, petits homards, seiches et filets de poisson grillés arrivent sur la table, nous profitons à fond de ce moment magique et savourons notre chance d'être là. J'aurai aimé partager ce moment avec Blandine et Perrine et avoir encore un peu mes trois filles ensembles...

L'envers du décor, ce sont les petits enfants, les mamans avec des bébés, des mutilés de guerre qui cherchent à vendre bracelets, feux d'artifice ou tout simplement font la manche sans arrêt, le plus dérangeant étant sans doute les quelques "vieux libidineux" entourés de "chair fraîche".

En remontant la plage, à la rencontre de notre tuk-tuk, Clem et Yann croisent des enfants qui vendent des lanternes thaïlandaises (ils en avaient rêvé pour leur mariage mais à cause de la forêt ils avaient dû à contre cœur abandonner l'idée). Ils étaient comme deux enfants, heureux d'allumer leur lanterne, de la regarder monter dans le ciel et se perdre dans la nuit noire !



1er mai, nous respectons les traditions, au programme, plage....bain de mer, sieste, massage, bain de mer, écriture des articles, bain de mer, jeu de dés, bain de mer, déjeuner, sieste, bain de mer… tout cela à l'ombre de la grande paillotte. A 17h30, nous regagnons nos chambres, épuisés, pour une bonne douche avant de nous retrouver pour tester le restaurant d'à côté, la nuit tombe, des enfants sont en ombres chinoises dans l'eau....et dire qu'il faut quitter tout ça, les bonnes choses ont toujours une fin !