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mardi 4 février 2014

Sant Iago de Chile - terminus de notre route en Amérique du Sud

Nous avons la chance d’être logés chez Yoly à Santiago, quel plaisir d’avoir un (presque) chez soi, pas d’heure de check-out, pas de file d’attente aux douches, une cuisine et une petite terrasse pour prendre nos petits déjeuners. Nous faisons nos courses, et sommes bien décidés à lui préparer un petit repas pour la remercier de son hospitalité. A l’arrivée dans le supermarché, nous commençons par nous poser une question : Que cuisiner ? Autant vous dire que la palette d’ingrédients à notre disposition est plutôt différente de ce que nous avions l’habitude.

#MomentsCuisine :
Faire un gâteau ? Très bien. Mais pourquoi il n’y a pas de levure. Non, on cherche, mais… ici, la levure est déjà intégrée à la farine !
Où sont les boîtes de maïs ? Il y a pourtant plein de sachets de maïs congelé… Ah, et si on prenait un maïs frais ? Mais dites-donc, le maïs ça se fait cuire ? Et si oui comment (nous n’avons pas un brasero et du charbon à notre disposition) ? Et après comment ça s’épluche ? Nous voilà bien bêtes, comme des poules ayant trouvé un épi de maïs, mais aucune idée de comment le préparer !  A croire qu’en Europe, le maïs pousse directement en conserve…

Nous arrivons finalement à nous en sortir avec un risotto au chorizo et aux légumes du soleil et un fondant au chocolat ! Les rillettes thon-philadelphia-balsamique sont même de la partie. Encore une victoire de canard !

Nous retrouvons notre ami David, rencontré il y a bientôt deux ans lors d’un voyage à Cuba, qui a maintenant adopté le Chili comme résidence principale. Il nous fait faire un tour de la capitale, des différents quartiers, nous accompagne dans un petit bar où on peut goûter des boissons un peu particulières, comme des cocktails pisco-poivron-piment-fruit de la passion !


Nous profitons également du coucher de soleil pour monter sur le Cerro San Cristobal, la colline qui domine la ville. Naturellement, nous arrivons un poil en retard, mais nous récompensons quand même avec un petit « Mote con Huesillos ». C’est la boisson du sportif, avec du blé cuit et de la pêche séchée, réhydraté dans un jus bien frais ! Parfait pour reprendre des forces, et filer dîner avec David. Nous enchaînons sur une autre découverte (ambitieux n’est ce pas !) : la Chorillana.



#Nourrir3personnesAvec6euros ou Ecoeurer3personnesAvec6euros  : Plat étudiant par excellence, la chorillana, c’est juste tout, sauf excellent ! C’est une grosse assiette à partager avec des frites, des œufs, des oignons, de la viande (ne demandez pas quelle sorte…). But avoué : nourrir 3 personnes pour le prix le plus faible possible ! Alors oui, en voyage on fait attention au budget et à ce qu’on mange, mais là ça ne sera pas tous les jours !

Vous avez le droit de penser qu’à Santiago (Saint Iago – seconde culturelle, on a surtout mangé un peu tout ce qu’on trouvait. C’est pas tout à fait faux, mais on a aussi brûlé des calories :
Le dimanche, entre 9h et 14h, la ville appartient aux sportifs. 33km de rues sont fermés à la circulation, et tout le monde y va de son petit effort physique : les patins côtoient les vélos, les joggers et les skateboards, et tout le monde donne son coup de pédale, tout le monde il est détendu, tout le monde il est beau, tout le monde il  est gentil !


Les marques de crèmes solaires passent de la pommade gratuitement aux gens, de l’eau, des fruits et des barres céréales sont distribuées. Des vélos sont mêmes prêtés par les marques (et zouh, de la pub gratos avec des vélos Nivéa qui se promène dans la ville - bon, mais nous on a préféré payer, nous n’étions pas encore tout à fait au courant !).

Nous profitons aussi des bords de la rivière Mapucho, aménagés en parcours de santé et aires de promenades pour nous maintenir en forme avant notre prochaine étape la Nouvelle-Zélande.









vendredi 17 janvier 2014

Mendoza, c'est di-vin !


Une courte nuit à Santiago et nous voilà de nouveau en route pour l’Argentine. Un passage de frontière de 3h, 6h de bus de plus et nous arrivons à Mendoza. Il fait chaud par ici en été, quelques 40 degrés, pour autant nous serons accueillis par une pluie battante. Nous qui rêvions de troquer nos pantalons de randonnée et nos baskets pour les shorts et tongs, ce n’est pas gagné.

Rachel et John, nos compagnons d’Uruguay, sont ici depuis deux semaines et repartent le lendemain, nous passons la soirée du vendredi à nous raconter nos périples respectifs autour d’un bon dîner et de quelques bouteilles de vin. C’est avec plaisir que nous passons une partie de la journée du samedi avec eux avant leur départ !

Quand on pense à Mendoza, on pense aux vins. Les principaux vignobles de l’Argentine se trouvent dans cette région très ensoleillée. Nous avons aussi besoin de nous reposer et les températures élevées finissent de nous achever. Nous ne prévoyons au final qu’une excursion et en bons hédonistes que nous sommes ça sera la visite de vignobles.


Sous les bons conseils de nos compères, nous réservons une journée exclusive. Au programme, visites de trois bodegas puis déjeuner dans les vignes avec un chef privé. Nous en salivons d’avance. C’est dont à 9h du matin que nous quittons l’auberge avec Mauco, le créateur du tour et notre guide pour la journée. Notre première visite et dégustation est à 10h. 

Nous sommes reçus à la bodega Nieto Senetiner, l’une des plus maisons les plus qualitatives. La visite est agréable et la dégustation est étonnante. Nous discutons saveurs, odeurs et notes. Notre première surprise vient d’un vin blanc de cépage Torrontes. Il sent les fruits blancs mûrs, le moscatel, en bouche c’est finalement un vin sec que nous découvrons avec des notes d’agrumes et il nous laissera un arôme de pierre à fusil digne d’un chablis. Trois vins en un. Nous sommes conquis. La dégustation se poursuivra avec un Malbec un peu fade et un Bonarda grand cru.


Notre visite continue à Vistalba, une bodega d’une vingtaine d’année, nous sommes éblouis par le paysage hors du commun qui s’offre à nous. Des vignes, certes, mais c’est rare d’avoir des montagnes enneigés en fond.
Nous changeons nos dollars pour la dernière fois au marché noir. Le taux s'est envolé en quelques semaines et nous vendons chaque dollar contre 11 pesos. Nous aurions commencé maintenant notre voyage, il nous aurait coûté presque 30% moins cher.

Nous terminerons phase visite en ayant une pensée pour nos amis, la famille Lagarde, en découvrant un vignoble homonyme. La dégustation de leur "espumante dolce" nous ouvrira l'appétit.

Quelques minutes plus tard, nous sommes conduits à notre restaurant en plein air au milieu des vignes. Le chef est aux petits soins pour nous, amuse-bouches, risotto, bœuf mariné et tomates confites. Nous dégustons notre repas à l'abri du soleil sous la pergola au cœur d'un paysage splendide. Si nous n'étions pas déjà passé devant le maire, ce déjeuner aurait été parfait pour une demande en mariage !


Nous avons passé une belle journée gastronomique. En arrivant à l'auberge, les canapés nous ouvrent les bras pour une bonne sieste post-repas de fête…

Nous venons de passer notre dernière journée en Argentine. Nous serons restés presqu'un mois dans ce pays magique, où nous nous sommes habitués à l'accent, en avons pris plein les yeux et avons fait de belles rencontres.
Nous prenons un bus de nuit pour rejoindre le Chili, Valparaiso plus particulièrement. Ce n'était pas la meilleure des idées de faire un passage nocturne de frontière mais ça sera pour le prochain article.







lundi 6 janvier 2014

Pourquoi nous n’irons pas à Ushuaïa

Depuis le début de notre voyage nous réfléchissons à notre article sur Ushuaïa. Nous avions déjà le titre: « Pourquoi nous n'irons pas Ushuaïa». Nous avions tout un tas de raisons pour ne pas y aller : Encore 20h de bus aller, des avis mitigés des autres voyageurs, un budget conséquent, peu d’activités sur place, et une ville qui doit surtout sa renommée à son positionnement marketing et géographique.

#PrécisionSurLEscroquerieGéographique : Soyons clair, il ne s’agit d’ailleurs pas de la ville la plus australe au monde, puisque Puerto Williams, qui lui fait quasiment face côté chilien, mérite ce titre (-voilà, c’est dit-).

Maiiiis nous avons finalement décidé que, si près du (presque) bout du monde, il aurait été dommage de ne pas s'y rendre... et  voici pourquoi :
Pouvoir affirmer que nous sommes bien descendus en bus de Lima jusqu’au bout de l’Amérique du Sud (« Quoiiiii, vous n’êtes pas allés à Ushuaia ? – Et bien si ! »)
- Aller au bout du monde et faire notre photo avec le panneau attrape-touristes
Faire une spéciale dédicace à Perrine en allant rencontrer les pingouins (enfin, manchots, mais ici tout le monde dit « pinguinos », donc ça sera des pingouins)
Tenter un appel aux dons pour aller en Antarctique (merci de vos promesses, mais nous n'avons pas réussi à réunir les fonds nécessaires, à priori, il nous manquait 7 997€) ;-)
- Etre finalement pas si loin, et comme nous ne savons pas quand nous reviendrons, autant aller jeter un oeil, et nous faire notre propre opinion


Le bus part à 3h du matin, c'est donc au milieu de la nuit, fatigués que nous montons dans notre x-ième bus. Pour arriver jusqu'à Ushuaïa, il faut passer deux fois les frontières, traverser le détroit de Magellan en bateau et finir par des routes de montagnes… Ca se mérite !

Nous nous attendions à découvrir une ville triste, extrêmement chère et sans beaucoup d'intérêt. Bien que ce ne soit pas totalement faux nous avons été agréablement surpris par Ushuaïa, bien que la ressemblance architecturo-griso-tristounette soit frappante avec l’autre ville du bout du monde : Brest !

Le lendemain, nous prenons le bateau sous le soleil de Patagonie pour naviguer sur le détroit de Beagle.
La ville est bien plus belle vue de la mer, encerclée par les montagnes. Nous apercevons des lions de mer, le phare des Eclaireurs, la ville de Puerto Williams et nous délectons pendant deux heures de ces paysages. Puis il est temps d'aller au plus près de ceux que nous sommes venus découvrir : les pingouins !



Nous débarquons en zodiac au milieu de ces petites bêtes! Les bébés pingouins sont encore jeunes, ils ont encore leur duvet et sont collés à leurs parents. Nous parcourons l'île avec notre groupe. Le chemin est bien marqué pour ne pas détruire les nids des pingouins. Ils sont à nos pieds, adorables mais impossible de les câliner ! Dommage ! Nous repartons au bout d'une heure avec eux, contents de les avoir rencontrés !




Notre visite du jour se poursuit au musée des animaux marins. Et nous restons bouche bée. Plus qu'un musée, c'est un laboratoire scientifique où sont exposés des dizaines de squelettes de baleines, dauphins, orques, etc. La guide nous explique que les courants ramènent les animaux morts à proximité d’Ushuaia où ils peuvent les analyser. C'est tout simplement dingue ! Nous faisons même un tour dans la cabane où ils traitent et enlèvent la chair des ossements ! Bon appétit bien sûr!

Nous partons le lendemain, avec Emilie et Nicolas, rencontrés dans le bus, à l'assaut du glacier Martial. Il est accessible de la ville par une petite randonnée pour nous rendre à l'arrivée du télésiège. Et c'est là que les choses sérieuses commencent, ça grimpe, nous alternons montées rocailleuses et traversées de bandes neigeuses quand nous arrivons au panneau "arrivée au glacier". Nous l'avons cherché mais nous ne l'avons jamais trouvé! Il s'était caché sous un épais manteau neigeux!

Nous redescendons sous la pluie et nous finirons même en taxi, transis dans nos pantalons trempés, et décidons, vu le temps, de snober le parc de la Tierra del Fuego à cause des prix exorbitant pour une journée. Et toc !

Pour nous récompenser de nos efforts de ces derniers temps nous allons déguster les spécialités locales dans un bon restaurant de la ville... Nous goûtons au fameux centolla, le crabe géant (sans les danses bigoudènes de la fête du crabe de Plouarzel). La chair est tendre et abondante, les pinces sont énormes : Un régal !



Nous enchaînons sur l'agneau patagonien pour Yann et le merlu noir pour Clem…quel délice!
Nous accompagnons notre repas d'un bon vin argentin, rien à envier aux tables parisiennes!

Après quelques heures sur le canapé de notre auberge (plus de place dans les hostels d'Ushuaïa), nous partons reprendre un bus à 5h du matin (il y un complot contre notre sommeil ?), direction les Torres del Paine, au Chili.





samedi 4 janvier 2014

Viedma, piolets, crampons et glaçons



Nous ne pouvions pas être au pays des glaciers sans nous en approcher vraiment. Voilà comment nous nous sommes retrouvés sur un bateau en plein milieu du lago Viedma de bon matin sous un magnifique soleil.

Il y a du vent dans cette région, et depuis Bariloche, nous n'avons pas connu une journée sans être fouettés par des bourrasques. Et ce matin, sur le lac, le vent se lève.

Nous sommes assis sur le pont du bateau, nous faisant doucement éclabousser. Au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans le lac, les vagues deviennent plus présentes, ce sont maintenant des gerbes d'eau que l'on reçoit. Les touristes désertent le pont, nous tentons d’y rester pour prendre quelques photos en nous abritant près de la cabine, au ras du sol. Nous voilà pris dans une petite tempête sur le lac, et nous voilà comme des c... à ne pas pourvoir nous mettre à l’abri. Yann se lance, une bourrasque d'eau l'atteint juste à l'arrivée, Clem le suit et glisse dans les escaliers. La journée commence bien !



Nous débarquons sur la bande rocheuse qui longe le glacier, le vent souffle à décorner les bœufs et nous malmène pendant notre marche jusqu'au refuge.

Nous troquons nos paires de chaussures contre des gros godillots, chaussons nos crampons, enfilons le harnais, mettons notre casque et faisons nos premiers pas sur cette étendue de glace.



Quelle sensation étrange de marcher ainsi, nous apprenons les techniques pour monter, descendre et passer les arrêtes. C'est complètement surréaliste de se balader dans ces paysages. Nous descendons dans une formation glacière pour notre premier cours d'escalade.


Yann est surexcité, il se lance à l'assaut de ce mur de glace, armé de ses piolets, il maîtrise facilement la première technique, bien plus facilement que les pas de tango. Clem un peu angoissée, surtout pour la phase de rappel (« Comment ça, il va falloir que je me lâche dans le vide!? » ) et y prend finalement goût.



Troisième montée, deuxième technique, plus difficile, le mur est plus abrupte et il y a un trou d'eau juste en dessous. Yann part à l'assaut puis en pleine confiance saute en redescendant, et se retrouve suspendu à 1 cm du trou d'eau. Il a failli y tremper ses fesses, la corde le retenant étant un peu lâche...

Une fois tout le groupe passé, c'est l'heure du déjeuner. Notre guide Nachos reçoit un appel radio, le capitaine du bateau nous demande de rentrer d’urgence. Le vent est trop fort, il ne veut pas prendre le risque de ne plus pouvoir s'amarrer plus tard.

On lève le camp, il est 13h et la journée est déjà terminée. Nous sommes déçus que cela se termine si vite, nous nous voyions déjà en alpinistes chevronnés à la fin de cette première journée ! Nous partons rapidement au refuge, enlevons l'équipement et regagnons le bateau à la hâte pour nous retrouver sur une mer... d'huile, à notre grande surprise.

Nous sommes restés sur notre faim. Yann aurait voulu escalader encore et encore, Clem souhaitait aller plus loin dans la balade sur le glacier, voir des crevasses, des grottes etc.


Nous sommes cependant conquis par notre première expérience, par cette sensation de calme, par les bruits de grincements et d'explosion qui émanent du glacier, par ces premières leçons… Ce n’est pas tous les jours que l'on marche sur un glacier ! C’est décidé, nous recommencerons, mais peut-être en Europe ?







vendredi 3 janvier 2014

Fitz Roy, la tête dans les nuages

C’est avec un temps incroyablement dégagé que nous rejoignons El Chalten, avec trois heures de bus. Presque tout le temps dans les nuages, il se découvre déjà pour nous, et observons sa majestuosité. Le Fitz Roy fonce à pique vers le ciel, et surplombe la région.


Nous trouvons notre auberge, et si le temps le permet, nous partirons l’observer de plus près demain. Cette fois, il n’est pas question de partir à son ascension, réservée à des alpinistes andinistes chevronnés, dont plusieurs meurent chaque année sur l’expédition.


Avec un temps mitigé mais plutôt clément, nous partons pour la randonnée du jour. Nous traversons des bois, des ruisseaux. L’altitude passe de 400 à 1120 mètres, nous arrivons progressivement à son pied. Encore un effort de près d’une heure sur la dernière pente, pour observer les lacs qu’il a formés par la fonte de ses glaces. Le vent tempête, et le temps de prendre quelques photos nous repartons déjà dans l’autre sens.

Promis, derrière les nuages, c'est le Fitz Roy !

Nous avions beaucoup d’attentes sur cette randonnée, notamment grâce à la fantastique BD de Pénélope JoliCoeur (c’est ici). Nous n’y avons pas trouvé la difficulté présentée (tant mieux, et surtout en comparaison du Refugio Lopez de Bariloche), ni tout à fait la vue (météo oblige..), mais c’était un beau moment de balade !


La vue de la vallée
C’est donc au terme d’une randonnée de presque 8h que nous retrouvons nos compagnons du nouvel an (mais que font-ils là ?) pour un repas bien mérité !

Nous ne nous arrêtons pas en si bon chemin, et demain nous nous essaierons à l’ascension du glacier Viedma ! A nous crampons et piolets !


jeudi 2 janvier 2014

Perito on the rocks !


Nous arrivons en milieu d’après-midi dans notre auberge. Ce soir, c’est le réveillon du nouvel an, nous ignorons toujours ce que nous allons faire. Apres un rapide tour en ville, le temps de faire quelques courses pour le lendemain (si tout est fermé, comment mangerons nous ?), se renseigner sur les restos non-réservés-fermés, nous retrouvons Jessica l’acrobate, et rejoignons deux compagnons de bus, Dario et Séverine, ce seront nos convives du nouvel an !
Tradition (locale) oblige, nous passons par un magasin de feu d’artifices pour avoir quelques petites explosions, pour la nouvelle année, nous aussi.

Nous nous retrouvons dans un restaurant de parilla (qui ferme à 23h-pratique), trouvons un pub pour continuer la soirée. De fil en aiguille, nous sommes invités dans une soirée locale. Nous tentons l’aventure, et au détour d’une maison en ruine, trouvons une dizaines de mecs dansant en transe autour d’un feu… Accueil chaleureux, mais pour des raisons évidentes, nous repartons à notre pub…

La nuit tombe à 23h, ce qui perturbe nos repères européens, et fêter l’ano viejo (repère culturel : ils fêtent l’année passée, tandis que nous fêtons la nouvelle.. ce qui n’est pas tout à fait similaire !) entourés d’étrangers est un peu particulier… Chacun ses coutumes, Jessica garde de sa culture germanique et de son amour pour l’Espagne des traditions : elle écrit ses 12 résolutions de l’année et mange un grain de raisin (remplacé par des cerises, pour des raisons de saison...) à chaque coup de minuit. Et c’est ainsi que s’achève 2013 et commence 2014 !


Nous profitons de la journée off du nouvel an, pour organiser le temps fort d’El Calafate, le Perito Moreno.

#OnVousEviteLaRechercheGoogle : Le Perito Moreno, c’est l’un des rares glaciers qui ne recule pas, mais qui se stabilise chaque année : il avance de 300mètres, et les perd dans le lac Argentina, bleu turquoise. C’est une facade de 7km, 60m de hauteur hors de l’eau donc 200 au total), et 30km de profondeur : un bon gros glaçon !

Le bus qui nous y emmène s’arrête à la « curva de los suspiros » (le virage des exclamations) : Alors que nous abordons le dernier virage avant d’observer la bête, un bref silence se fait, suivi de « Wouaaah » de toute part. Le virage porte bien son nom, et nous sommes ébahis de la puissance qui se dégage de ce glacier incroyable.


Nous passons la journée à l’observer grâce aux passerelles construites à proximité, et attendons attentivement les chutes de glace. Ce sont des morceaux qui nous paraissent relativement modestes, du fait des 300m qui nous séparent du géant de glace, mais remis à l’échelle, c’est l’équivalent des blocs de plusieurs tonnes qui chutent dans le lac, dans un bruit fracassant.

Nous pourrions passer des heures à contempler le bleu de ce glacier qui sur le dessus ressemble à des œufs montés en neige, ambiance tarte meringuée !



Nous embarquons dans un bateau pour nous en approcher de plus près. A hauteur d’eau, c’est encore plus impressionnant, et nous ne nous lassons pas d’observer la façade. Lorsqu’un bout s’en décroche, ce sont plusieurs dizaines de mètres qui tombent à l’eau pour former quelques petits icebergs. Avec un rapide calcul, ce sont des glaçons d’environ 100 ans qui viennent fondre dans le lac d’eau douce, lui donnant sa couleur bleu turquoise.




Il est déjà temps de repartir, nous sommes sous le charme de cette nouvelle découverte et nous continuons notre périple en reprenant un bus pour El Chalten, pour aller voir l’autre incontournable de la région : le Fitz Roy.