samedi 22 février 2014

Wanaka : Le Roy's Peak n'était pas qu'une illusion...



Antichambre de Queenstown, Wanaka est une petite ville au bord du lac du même nom. Si nous ne nous attardons pas en ville, c’est pour passer davantage dans la nature. Les prévisions pour le lendemain ne sont pas bonnes, mais pourtant c’est un grand soleil qui nous réveille. Pas le temps d’attendre que Dame Nature change d’avis, nous partons directement à l’assaut du Roy’s Peak.

L’objectif est simple : Atteindre le sommet. Nous sommes à 300 mètres au-dessus du niveau de la mer, et le sommet est à 1600 mètres. Pas le temps de réfléchir, le chemin nous élève, et nous donne à chaque tournant de plus beaux panoramas. Accompagnés de moutons, nous atteignons la cime, puis le sommet, en 3 heures. Surplombant la région, l’endroit doit également être splendide en saut en parachute, mais Clem ne se relancera pas…






Pas le temps de traîner, nous voulons aller voir un musée cet après-midi, il faut déjà repartir. Le genou de Clem décide de mettre en grève à 20 minutes de l’arrivée. Impossible d’avancer, elle ne peut plus plier la jambe ! Nous rejoignons tant bien que mal notre van/maison, c’est repos pour elle ! 

Ça tombe bien, le musée n’est pas une activité très physique – quoique. Il s’agit du musée des illusions d’optiques. Nous passons les diverses pièces découvrons des hologrammes, des casse-têtes et des attractions amusantes... Nous entrons dans une maison sans fenêtres, bâtie avec une forte inclinaison. Le cerveau ne comprend pas ce qui lui arrive, nous rions bien de notre équilibre précaire.



Nous terminons notre visite par un labyrinthe – comme celui que vous faisiez avec votre stylo sur le journal, mais à taille humaine ! Le parcours ne fait qu’un kilomètre et demi mais la plupart des visiteurs piétinent sur 4 à 5 kilomètres. Compte tenu du genou de Clem, nous ne nous perdons pas trop, et filons vers la capitale nationale des sports extrêmes : Queenstown.










mercredi 19 février 2014

On the road again : pancakes, chercheurs d'or et glaciers

Nous longeons la partie Ouest du pays, nous arrêtons en chemin pour faire quelques pauses :

Punakaiki : Nous nous arrêtons pour voir les fantastiques formations rocheuses des « pancakes ». Nommées ainsi, parce qu’elles ressemblent à un tas de crêpes à la chandeleur. Non, sans blague, pourquoi autant de foin autour de cela ? Ok c’est mignon, nous poursuivons notre route vers le Sud.

Hokitika – aka « the cool little town » : STOP. Nous ne pouvons plus dormir dans des campings sans électricité, sans douche, sans évier (mais avec un robinet), des toilettes sèches, et des milliers de bestioles qui veulent nous mordre. STOP. Alors oui, dormir dans une fourgonnette, refaire son lit tous les matins pour accéder à ses affaires, faire sa popote sur une plaque à gaz et avoir une glacière comme frigo pendant plusieurs semaines, on veut bien, mais là « c’est marre » comme disait la grand-mère de Yann.

Alors lorsque nous arrivons à Hokitika, renommée « the cool little town », nous nous arrêtons dans une charmante maison, avec un sympathique accueil, une vraie douche, un petit salon cosy, de la moquette bien épaisse au sol, un poêle qui chauffe : le bonheur ! Une vraie bonne pizza au feu de bois chez Fat Pipi (pas sûr qu’avec ce nom la même pizzeria ait cartonné en France), et notre moral remonte. Nos souffrances de la nuit passée sont presque oubliées. Un petit tour de nuit dans une « grotte » avec des vers luisants (mais sans bouée cette fois, et en restant bien au sec), et nous sommes parés pour repartir sur la route.


Ah oui,  «  the cool little town.com » ? Pas vraiment d’explication, une ville paisible au bord de la mer. Rien de fantastique, juste une bonne « vibe », des locaux sympathiques, une balade sur le front de mer, on s’y sent bien tout simplement !
Nous repartons vers le sud, mais avant nous passons voir une « gorge », où l’eau des glaciers forme un petit lac d’eau turquoise. Endroit reposant, du moins jusqu’à ce que la marmaille germanique débarque ! Cela nous donne une bonne raison de remonter dans notre van pour reprendre la route !




Ross : Petite pause pour devenir riche. Armés de notre pan (sorte de poêle sans manche) et de notre pelle, nous reprenons le chemin des chercheurs d’or et allons à la quête de notre lingot. Nous nous lançons, relevons nos pantalons et rentrons dans l’eau glacée de la rivière pour creuser et tamiser. Première difficulté, essayer de retirer les gros cailloux pour trier le bon grain de l’ivraie. Bon pour nous, c’est surtout de l’ivraie. Une, deux, trois tentatives, nous ne désespérons pas, après tout, c’est un métier. Et ça a marché pour certains. Mais il faut croire qu’ils ont tout raflé ! Lorsque que l’on essaie de remuer notre poêle afin de virer la caillasse en laissant l’or reposer au fond, c’est généralement tout le contenu qui valse et qui retombe dans la rivière. Finalement, ceux qui ont trouvé le bon filon, ce sont certainement ceux qui louent des poêles et des pelles !

Franz Joseph : la ville est le départ d’une ballade pour aller voir un glacier, homonyme. Malheureusement ici, à la différence de ceux que l’on a vu en Patagonie, le retrait des glaciers dû au réchauffement est bien plus une réalité. Depuis 2008, les photos sont consternantes, le glacier a reculé de quelques centaines de mètres ! Alors forcément, ce n’est plus possible de s’approcher aussi près qu’avant... Du coup, des compagnies locales proposent des tours en hélicoptère et en avion au-dessus des glaciers. Et participent donc au réchauffement climatique… Cercle sans fin ! Nous faisons néanmoins une sympathique balade, avant de se diriger vers Wanaka, où nous rentrerons dans quelque chose de beaucoup plus costaud le lendemain !  

mardi 18 février 2014

Sandflies - Si vis pacem, para bellum

Le moment est venu de se reposer après cette bonne journée de kayak. Nous trouvons un camping très basique pour cette nuit, c’est également le moins cher de la région. Quelques campeurs sont déjà là, mais nous ne constatons qu’un peu tard la présence d’autres visiteurs. Des dizaines, peut-être des centaines, d’invités non prévus sont dans notre van. Leur réputation les a précédées, nous découvrons seulement maintenant le plus grand fléau de Nouvelle Zélande : les sandflies.

#LaSaleBêteLocale : les Sandflies, littéralement « mouches de sable », sont une vraie plaie. Minuscules, semblables à des moucherons, nous les apercevons à peine. Et quand elles vous piquent mordent c’est parti pour au moins plusieurs jours de démangeaison. On reconnait les touristes, ils ont tous des écorchures au niveau des chevilles, ce qui semble l’endroit préféré de ces sales bestioles. Elles sont largement présentes sur la côte Ouest du pays, ce qui explique peut-être que seul 1% du pays y vive (et 1% de la population de NZ, ça fait pas beaucoup...). 

Nous constatons très vite qu’il est déjà trop tard. Dans notre van, ce sont déjà des dizaines de ces bestioles qui s’agitent, certainement excitées par l’odeur d’eau salée que nous transportons depuis le kayak. A l’extérieur, malgré notre répulsif spécifique, rien ne change. Clem ne tient pas longtemps avec ces moucherons dans les cheveux, tout en préparant le dîner. Yann essaie de les faire sortir du van, en vain. Nous avons confirmation auprès de nos voisins, si nous ne les éliminons pas toutes, nous allons passer une sale nuit...

Nous sortons l’artillerie, Yann lave l’intérieur du van au produit vaisselle pour faire partir l’odeur de mer, et peut-être ainsi les moucherons également. Cela ne marche pas, mais Clem constate que la bouteille d’eau qui a subi le même traitement est couverte de moucherons morts. OK, changement de tactique. On nettoie l’intérieur d’une vitre du van, et fermons les autres rideaux. Si les sandlies veulent sortir, elles finiront collées sur la vitre.

Au bout de quelques minutes, le plan fonctionne. La vitre est recouverte de points noirs, autant de victoires pour nous. Lorsque nous pénétrons dans le van et nettoyons ces sales bêtes, nous sommes quasiment à forces égales, pas plus d’une dizaine a survécu à notre stratégie, disons-le, digne de Zun Tzu.


Notre nuit se passe bien, mais le repos n’est que temporaire, elles sont bien décidées à se venger le lendemain. Avec les sandflies, si tu veux la paix, il faut préparer la guerre.  

Abel Tasman, le kayak, pas si différent du tandem...

Ce coup-ci, on ne joue pas aux flemmards, debout dès le chant du coq, nous partons à l’heure pour notre journée kayak.

Une heure de préparation et de briefing plus tard, nous sommes prêts à ramer. Le premier quart d’heure ressemble étrangement à  notre expérience du tandem à l’île de Ré. Pas de synchronisation, des échanges de mots doux et affectueux et un rythme incertain. Puis finalement, les muscles commencent à chauffer, d’ailleurs Clem en découvre certains qu’elle ne soupçonnait même pas d’exister dans ses bras, et le kayak file sur l’eau.

Nous nous dirigeons vers Adele Island, une île réputée pour ses colonies de phoques. Nous pouvons nous en approcher de très près, malheureusement les phoques se font un peu timides et se cachent dans les rochers. L’un deux viendra quand même barboter à nos côtés…

Le parc national d’Abel Tasman regorge de petites plages de sable fin. Si l’eau n’était pas aussi froide on se serait presque cru sur les plages paradisiaques de certains pays d’Asie. Nous nous arrêtons sur une crique quasi-déserte pour pique-niquer au soleil, face à la mer. Plutôt agréable cette pause-déjeuner et nous en profitons pour reposer nos bras de ces deux belles heures à ramer.

Il est déjà temps de faire demi-tour, nous repartons pour une deuxième séance de musculation. Les paysages sont splendides, l’eau translucide, c’est un plaisir de voguer dans cet environnement. La fin se fait attendre et nous parions sur les coups de rames restants avant le retour sur la terre ferme.

Nous rendons finalement notre canoé et reprenons la route en direction de la « West Coast ». Nous ne savions pas encore que notre logement du soir n’aurait rien à voir avec ces paysages paradisiaques.



lundi 17 février 2014

En route vers le Kayak… ou pas !



Le chant du coq précède le réveil, pour autant ni l’un ni l’autre ne nous donnent la force de nous lever. Nous nous rendormons et décidons d’aller au deuxième départ de Kayak. Nous levons le camp, prêts à pagayer, le départ se trouve à Marahau à quelques kilomètres. Nous suivons les panneaux et nous nous retrouvons sur une route de montagne interminable, l’heure tourne, les virages aussi et nous arrivons à… Takaka de l’autre côté de la baie. Départ de Kayak loupé, demi-tour pour retrouver notre route de montagne. Et nous revenons au point de départ - enfin presque, dans ce sens-là nous voyons le panneau nous indiquant le bon chemin. Echec !

Nous réservons notre sortie Kayak pour le lendemain matin et nous nous promettons de ne pas faire les flemmards pour profiter de la journée !
Nous allons à l’office de tourisme local pour planifier notre journée de marche dans le parc national Abel Tasman. Une demi-journée de libre ? Sans hésiter, Clem réserve un saut en parachute… dans 40 minutes !



Nous filons vers l’aérodrome et commençons à attendre que son tour vienne. Le stress s’installe doucement en voyant les autres s’envoler et redescendre. Yann ayant déjà tenté l’expérience en France, seule Clem se prépare à découvrir cette nouvelle sensation.

Ca y est, c’est son tour, elle met sa combinaison, son harnais et fait connaissance de son Cameraman Matthew et de son moniteur Kevin. Ce dernier est Canadien et parle un bon français de là-bas ! Entre l’accent franco-québécois et l’accent anglo-Néozélandais, il n’y a pas grande différence, Clem n’y comprend rien. Le coucou s’envole, il faut 15 minutes pour atteindre les 13 000 pieds (4kms). Les paysages sont splendides, la mer d’un côté, les montagnes de l’autre. La montée se fait dans une ambiance détendue et c’est donc presque sereine que Clem se retrouve les pieds dans le vide. Argh, finalement si près de sauter, il y a comme un truc qui dit que c’est totalement contre-nature, fou et que c’est… maintenant !



Wahou, ça y est, elle vole, elle touche du doigt le rêve d’Icare, se laisse tomber, lâche prise et profite. La chute libre dure presqu’une minute pendant laquelle, l’adrénaline grimpe à toute allure, c’est tout simplement à couper le souffle, grisant. Le parachute s’ouvre (c’est déjà fini ?!), il est temps de profiter du paysage. 5 minutes à enregistrer mentalement des milliers de photos. L’atterrissage se fait en douceur, Clem tombe sur ses deux pieds. Easy.

Pas peu fière de cette expérience, elle peut dire qu’elle l’a fait. Comme quoi certaines journée sont remplies de surprises et cachent des moments mémorables ! 









dimanche 16 février 2014

Direction l’île du Sud, l’ensoleillée Cloudy Bay


Nous prenons le ferry aux aurores avec Cookie pour traverser le « Cook Straight » et mettre le pied à Picton, la pointe Nord de l’île du Sud.


Nous filons directement vers Malbourough, la région viticole. Sans hésiter, nous nous dirigeons vers Cloudy Bay, l’un des vins préféré de Yann (souvenir de son passage à Londres). L’endroit est sublime, la dégustation plutôt complète avec 7 verres pour $10, nous repartons avec notre bouteille de Sauvignon blanc sous le bras, nous trouverons certainement bientôt une bonne occasion de l’ouvrir ! Oui, la même bouteille se trouve également chez Nicolas (même si elle n’est pas donnée..), mais là, sous le soleil, c’est quand même autre chose !


Nous en profitons pour arrêter notre van à côté de leurs vignes pour un pique-nique improvisé, quelle praticité, cette cuisine ambulante !

Pas le temps de traîner, nous nous mettons en route vers le Parc National d’Abel Tasman. Les paysages sont extraordinaires, nous trouvons un endroit pour poser notre van pour la nuit, demain, nous irons faire du kayak dans les eaux translucides, comme celles des plages du Trez-Hir dans le Finistère !



vendredi 14 février 2014

Wellington - the coolest little capital !

Cookie poursuit son chemin et nous amène sur le parking du front de mer de Wellington. Afin de permettre aux routards de découvrir la ville, un des parkings se transforment en campement pour vans. L’emplacement est idéal et nous profitons de notre première soirée en ville, pour nous offrir un vrai diner et même boire un verre !

#KezakoWellington : Nommée la petite capitale la plus cool du monde, elle se trouve à la pointe Sud de l’île du Nord (vous suivez ?). C’est un plaisir de s’y promener. Les quais sont réhabilités en terrasses, bars et restos branchés, les anciens conteneurs sont des boutiques fashion, belle reconversion de l’activité industrielle ! Pas vraiment de charme architectural du fait de la jeunesse de la ville, mais pourtant une atmosphère détendue s’en dégage, nous y sommes vraiment bien. Mais avec 12h de décalage horaire, il existe peu d’endroits aussi éloignés de notre quotidien, qui semble bien loin !


Nous prenons le rythme local et entamons notre journée par un footing, qui nous permet de nous fondre dans la population tout en découvrant un peu mieux cette capitale miniature. La ville donne des ailes à Clem, qui bat son record de distance !


Nous passons par le musée national, nommé « Te Papa », qui signifie « La boîte à trésor » en Maori. Cela donne le ton, et le musée est fait pour intéresser les visiteurs à l’histoire du pays, aux phénomènes terrestres qui pourraient faire disparaître aisément quelques villes néozélandaises, etc. On peut soulever des roches qui viennent du fond de la terre, voir des films en 3D sur les océans ; la science n’est pas sacralisée, elle doit être accessible à tout le monde, et le musée est d’ailleurs gratuit...

En revanche, s’il y a une chose ici de bien moins accessible que les musées, c’est la bière ! Il faut avoir bien sur avoir plus de 18 ans, mais également en paraître plus de 25. Nous devons donc nous promener avec nos passeports… Autant vous dire qu’ils sont surpris de constater que nous approchons la trentaine, et acceptent enfin de nous servir !


Nous faisons la rencontre de Randy et de Jeff, deux voyageurs canadiens, dont l’âge de chacun est la somme de nos années (vous suivez-bis ?)... Nous passons un peu de temps sur notre camping-parking, enfin des anglophones que nous comprenons bien ! Nous filons en ville pour diner. Ils nous racontent leurs péripéties, ont réussi à rouler sur leur barbecue portatif et à remplir leur moteur essence avec du gasoil : ils n’ont pas vraiment perdu leur insouciance ni leur jeunesse ! Une soirée aussi excellente qu’improbable, le voyageur n’a pas d’âge !


#LeMensongeDuSiècle : Les Néo-Zélandais ne parlent pas anglais. Ils baragouinent vaguement un langage machouillé qui y ressemble, mais on ne peut pas dire qu’ils parlent anglais. Autant vous dire que chaque conversation est une lutte (sauf quand nous tombons enfin sur des Brittaniques/Irlandais/Canadiens/EtLeResteDuMondeQuiParleGrandBreton) ! D’ailleurs il faut aller « on the lift » pour prendre à gauche, et faire un « chick-out at tin ». Encore plus perturbant que le chochotage argentin !

Nos derniers jours sur l’île du Nord se passent donc au soleil et bien agréablement.